
Podcast : F1 Grand Prix de Chine 2026

Sommaire de l’épisode
Première victoire en F1 pour le jeune Kimi Antonelli au Grand Prix de F1 de Chine 2026, le plus jeune vainqueur d’un Grand Prix !
Mercedes encore une fois dominatrice, mais mise à l’épreuve par des Ferrari toujours aussi véloce au départ.
La bataille Hamilton et Leclerc nous aura régalé et valide le retour en forme de l’anglais avec cette nouvelle ère.
Red Bull aux abois, en manque de rythme et de fiabilité n’aura pas existé en Chine et aura connu un week-end bien compliqué.
Mclaren qui s’offrait de beaux espoirs après la course sprint laisse ses 2 voitures sur le carreau avant même le départ de la course en Chine !
Alpine et Gasly montrent enfin que les essais de pré-saison n’étaient pas du flanc ! Ils valident bien une remontée de l’écurie dans la hiérarchie.
Bearman toujours impeccable, Williams toujours en difficulté et Aston Martin encore à l’agonie…
Direction désormais le Japon avant la coupure d’un mois suite à l’annulation du grand prix de Barhein et Jeddah.
Introduction
Grande Kimi, grande !
Allez, la victoire sur enfin bon de Kimi Antonelli au Grand Prix de Chine.
La première victoire, la victoire émotion.
Toujours Kimi, 19 ans, qui vient tout simplement de remporter son premier Grand Prix.
Rendez-vous compte.
C’est jeune, c’est jeune, c’est jeune.
Et il est déjà en train de marquer l’histoire.
L’italien, évidemment.
Et puis un Italien aussi qui a remporté un Grand Prix, ça fait une éternité.
Et sur sa Mercedes, ça, c’était pour le dimanche de course.
On aura assisté à un week-end bis repetita.
La bataille Mercedes-Ferrari est de retour avec toujours cet avantage quand même très conséquent de Mercedes qui, on sait, va sortir de cette bataille.
Mais pour l’instant, Ferrari tente, tente.
Et avec ce nouveau système, pour l’instant, honnêtement, on va en parler, mais on se régale en piste.
Il y a des choses à aller chercher en qualif, mais en tout cas, en course, pour l’instant, on a le résultat attendu.
On est plutôt satisfait.
On va en parler de ce nouveau système 2026.
Et puis, évidemment, les résultats à gauche à droite.
Déjà, la débandade Red Bull.
Red Bull qui a énormément souffert ce week-end, très très compliqué pour Red Bull, vraiment à la rue, en grande difficulté,
et puis le blackout complet pour McLaren pour le dimanche de course,
les deux adversaires directs de Mercedes et Ferrari qui commencent ce début de saison, je dirais pas sur la pointe des pieds, mais très très compliqué début de saison pour les deux forcément.
Et puis, et puis derrière, on va noter quand même le retour en force d’Alpine.
Petit cocorico pour notre Français Pierre Gasly.
On décortique tout ça, on en parle, c’est enfin bon.
Bien sûr !
Antonelli rayonne, Ferrari assure le spectacle
Non, je rigole, je rigole.
Oh, je n’ai pas appris le mandarin en une semaine, donc je suis désolé, on va devoir faire le podcast en français.
Donc, on revient sur ce Grand Prix de Chine que j’affectionne beaucoup parce que je trouve que le circuit est vraiment très intéressant et on se régale un peu chaque année.
Avec ce Grand Prix de Chine, on a quitté le Grand Prix d’Australie avec cette domination de cette nouvelle ère par Mercedes et cette bataille avec Ferrari qui avait montré un peu les crocs, notamment au départ, le turbo départ.
Bis repetita, on a re-eu la même chose en Chine et c’était reparti.
Des Ferrari à l’affût, encore une fois des Ferrari un petit peu plus en retrait, un peu beaucoup plus en retrait en qualification.
Aujourd’hui, on comprend que la Mercedes est largement au-dessus en format qualif, qu’il y a vraiment, même la concurrence le dit, les Ferrari, on ne comprend pas comment la Mercedes arrive à pousser son moteur, arrive à chercher ce surplus en fait sur un tour.
Et la Mercedes est largement, largement plus rapide que les autres.
Elle est quasi intouchable en qualif actuellement.
Elle a une avance vraiment beaucoup trop conséquente.
On est sur la grille sprint.
On a huit dixièmes, six dixièmes d’avance.
Alors c’était un tout petit peu moins, mais bon, l’écart est quand même énorme.
Et pour la course, je regarde en direct, on est à presque 4 dixièmes, mais sur un circuit où forcément l’écart allait être un peu moins grand que l’Australie, qui était un peu la claque, où tout le monde se mettait un peu en ordre de bataille et comprenait le format qualif.
Et en plus, Ferrari avait annoncé qu’ils avaient un peu raté leur qualification.
Là, ils n’ont pas forcément raté leur qualification, c’est juste que c’est l’écart réel qu’il y a, c’est 4 dixièmes, et c’est 4 dixièmes qui sont difficilement cherchables.
Donc pour l’instant, dans le format actuel, à mon avis, au Japon, 1 et 2, ça sera encore les Mercedes aux avant-postes.
Bon, mais ce qu’on n’a pas quitté, c’est évidemment cette bataille Ferrari qui ne veut pas lâcher, comme on dit, parce que l’écart en course, pour le coup, il est un peu plus faible.
Il est un peu plus faible, oui et non, parce que la Mercedes est un peu plus rapide, ça c’est sûr.
Et on ne sent pas finalement qu’en ce début de saison, pour le moment, Ferrari est capable de remporter une course.
En revanche, on sent que Ferrari est capable de mener une course pendant au moins la moitié du temps.
Et attention, on est sur des circuits où on a des capacités de dépassement.
Il y a des circuits, évidemment, où on va arriver plus tard dans la saison.
Je pense à Monaco, à la Hongrie et à autres.
Si, évidemment, pour X raisons, les Ferrari se retrouvent devant des Mercedes, ça va être compliqué à d’autres les dépasser.
Dans tous les cas, on a encore assisté à un bis repetita sur cette grille.
Alors d’abord, on a eu évidemment cette course sprint, cette course sprint remportée au la main, je dirais, par George Russell, qui évidemment vient imposer encore un peu plus sa patte.
Alors, George qui est parti et qui évidemment a imprimé un rythme très serein.
Et puis derrière, on a eu… Lewis Hamilton et Leclerc.
Encore une fois, sur cette course sprint, on a eu un départ éclair de Lewis Hamilton, des Ferrari en général.
Hamilton qui est venu se glisser, qui est venu prendre la tête avec un Leclerc derrière et Georges Roussel qui s’est retrouvé en troisième place.
Mais encore une fois, le rythme actuel de la Mercedes, quand bien même il y a bataille, ne permet pas à la Ferrari pour l’instant de les maintenir derrière.
Mais on voit des belles batailles, évidemment, en piste.
Et puis, Lewis Hamilton va finir, finalement, par céder aussi devant Leclerc.
Il va finir troisième pour un résultat George Russell-Leclerc-Hamilton.
Et première petite erreur de Kimi Antonini qui va se louper complet et qui va venir percuter du coup Isaac Hadjar et forcément là il va prendre un peu cher il va prendre ses 10 secondes de pénalité et même avec ça avec ses 10 secondes de pénalité heureusement l’apparition de la voiture de sécurité il va venir chercher une cinquième place un peu inespérée et il va venir comment dire limiter la casse sur une course sprint encore une fois où on le dit
La course sprint a peu d’intérêt puisqu’elle rapporte déjà peu de points et puis c’est un format de course qui développe quand même beaucoup moins les stratégies, pour ne pas dire pas du tout.
Et encore une fois derrière, on a vu l’homme Providence.
L’homme Providence dont on va parler forcément, c’est Oliver Biermann.
Oliver Biermann qui va finir 8e de cette course et qu’on va retrouver dimanche.
Alors je bascule directement sur le Grand Prix de dimanche quand même pour analyser la course, encore une fois, le duel entre les McLaren, entre les Mercedes et les Ferrari, parce que les McLaren, on y va revenir, c’est pas ça !
On fera le volet lose, comme on dit, pour Red Bull et McLaren après.
Mercedes et Ferrari, c’est reparti, bis répéta sur la grille, donc premier et deuxième.
Alors avec une information quand même intéressante, Kimi Antonelli fait la pôle, mais George Russell, lui, sur la Q3, se fait littéralement éteindre sa Mercedes, donc sa Mercedes ne débarque pas, problème mécanique.
Heureusement, heureusement, Mercedes arrive à réparer tout ça et vient nous chercher une deuxième place à à peu près deux dixièmes de Kimi Antonelli sur un tour.
Superbe, franchement, George Russell qui est très en confiance en ce début d’année.
Et puis derrière, le départ avec encore une fois un départ bombe des Ferrari.
On le sait, on le sait et c’est ça qui va nous régaler en ce début de saison.
C’est la capacité justement qu’a Ferrari de se qualifier derrière systématiquement Mercedes, mais qui a ce départ, cette montée en régime, on l’a dit, puisqu’ils ont prévu en fait une boîte à compression plus petite.
Et donc en fait, la montée en régime, l’accélération va plus vite pour Ferrari au départ.
Ils ont une montée en vitesse plus rapide.
Avec l’accélération, ils passent systématiquement devant les Mercedes.
Et derrière, on assiste à la bataille entre les deux.
Encore une fois, comme en Australie, on a retrouvé des systèmes de déplacement un petit peu partout.
Avec un jeu sur la capacité à récupérer son énergie, à la réutiliser au bon endroit, dépasser dans certains virages, redépasser derrière.
Alors oui, il y a un côté un peu artificiel parce qu’il y a cette espèce de turbo boost.
Mais en réalité, ça règle la problématique.
Quand les règles sont établies pour cette saison, on rappelle que la problématique principale, c’est qu’on a le DRS, donc on n’a que des zones qualifiées pour dépasser, c’est que des lignes droites.
Et nous, on cherche justement à créer… des zones de dépassement qui soient en dehors des lignes droites.
Et grâce justement à cet extra boost qu’on a quand on est à moins d’une seconde, qu’on puisse utiliser partout, y compris dans les virages, on le voit qu’il y a de la créativité justement sur les tentatives de dépassement.
Ça se dépasse, ça se repasse.
Et évidemment, comme ce boost est un peu plus puissant que le DRS et un peu plus maniable, plus flexible puisqu’on peut l’utiliser aussi dans les virages,
On gagne aussi en intensité parce qu’en réalité, lorsque deux voitures se suivent, et on va le voir avec la bataille des Ferrari qui est exceptionnelle d’ailleurs, la bataille Lewis Hamilton, Charles Leclerc, qui nous auront régalé dimanche parce qu’une fois que les Mercedes sont passées, c’est compliqué.
Et on sait que les Mercedes, elles vont passer parce qu’aujourd’hui, le rythme des Mercedes en course,
Là, à vue de nez, c’est à peu près 3 à 4 dixièmes par tour sur les Ferrari.
Ce qui n’est pas tant.
Attention, parce que quand les évolutions peuvent arriver, Ferrari peut revenir.
Et si Ferrari revient dans une fenêtre de 1 à 2 dixièmes, ça peut être très serré.
Mais là, actuellement, les Mercedes sont au-dessus.
Une fois qu’elles ont passé les Ferrari, parce que les Ferrari font joujou et essayent de les bloquer, évidemment, on donne tout.
Mais au bout d’un moment, les Mercedes passent.
En fait, on a deux mecs derrière, Lewis Hamilton et Charles Leclerc, qui se bataillent.
Et évidemment, là, on s’est régalé parce que déjà, il n’y avait pas de consigne de course, il faut le dire, autant pour Hamilton que pour Leclerc.
Ils se sont bataillés, redépassés, redépassés jusqu’à ce que Charles Leclerc, il plie en fin de Grand Prix parce qu’il n’avait probablement plus les pneus pour faire ça.
Il n’y a aucun regret à avoir honnêtement parce que de toute façon, quand bien même ils préservent leurs pneus et ils ne se bataillent pas entre eux, en fait, de toute façon, les Mercedes, ça serait passé.
Actuellement, la Ferrari, elle est en dessous sur une course pure.
Moi, je ne crois absolument pas que sur un circuit comme la Chine, on peut dépasser.
La Ferrari puisse rester devant et passer à la ligne d’arrivée devant la Mercedes pour l’instant.
Donc autant qu’ils s’éclatent, qu’ils nous divertissent, qu’ils essayent un maximum de défendre leur position, autant que ce soit contre Mercedes qu’entre eux.
Voilà, on a cité une bataille incroyable.
Et surtout, et ça c’est quelque chose qu’il faut mettre en avant, le retour de Lewis Hamilton.
Mais quel plaisir de voir Lewis Hamilton se battre avec Leclerc !
Quel plaisir de voir Hamilton dans le rythme de Leclerc !
Quel plaisir de voir Hamilton faire des interviews en fin de Grand Prix !
En disant qu’il est satisfait de sa course, qu’il est content, qu’il est heureux, qu’il aime cette nouvelle réglementation 2026 et il se bataille.
On avait honnêtement perdu, et j’étais très inquiet, on avait perdu notre champion, notre sextu champion du monde quand même, l’année dernière.
Complètement éteint, que ce soit sur ses performances ou aux interviews, qui en disaient beaucoup sur son état d’esprit, son moral.
Et là, il s’est débarrassé de cette réglementation des voitures à effet de sol qu’il n’a jamais vraiment appréciée.
Et là, il se retrouve en fait dans une voiture qui est compétitrice, qui marche complètement différemment.
Il joue réellement avec ce boost, ce nouveau système de recharge électrique et il s’éclate en fait.
Les deux s’éclatent et nous, on s’éclate aussi parce qu’on a des belles batailles en piste et ça, c’est le top du top !
Red Bull vit un week-end catastrophique, Mclaren à l’arrêt
En Chine, donc, sur ce week-end, vous l’aurez compris, victoire de George Russell en course sprint, victoire de Kimi Antonelli en course normale.
Rien qui nous transcende, évidemment, puisqu’on se doutait que les Mercedes allaient être au-dessus.
Victoire, évidemment, de Kimi Antonelli.
Émotions, on l’a dit.
Je fais juste un petit aparté quand même là-dessus parce que c’était le passage de la ligne de Kimi.
Il fait plaisir.
On a senti beaucoup d’émotions.
Il est jeune, 19 ans seulement.
Il gagne son premier Grand Prix.
C’est exceptionnel.
Il a l’avenir devant lui.
Il est dans une top team.
Il apprend très vite.
Il est à côté de George Russell, qui est maintenant une référence, quand même, on peut le dire, sur le circuit, qui est dans les top pilotes.
Et là, il a le matériel pour se battre pour le titre.
Regardez, on a un format qui ressemble quand même, ma foi, pas mal à…
un Norris Piastri, regardez, George Russell qui est au top de sa forme, qui a beaucoup d’expérience, et puis le loup, Kimi Antonelli dans son équipe.
Moi, ça me fait penser au duel McLaren l’année dernière, et on n’est jamais à l’abri qu’il y ait un troisième Luron qui vienne se glisser là-dedans dans la bataille.
Alors là, malheureusement, le troisième Luron, on va être très clair, ça ne sera pas Max.
Alors, on va revenir forcément sur les Red Bull, le week-end catastrophique, évidemment.
On reviendra aussi sur McLaren, mais là, Red Bull, c’était…
Là, on était vraiment, vraiment dans le dur.
Alors, en Australie, Red Bull a marqué le pas, mais voilà, on s’est positionné.
C’était difficile de dire si Red Bull était troisième ou quatrième force du plateau.
Ce qui était sûr, c’est qu’on savait à l’avance…
qu’elle n’était pas au niveau ni de Ferrari ni de Mercedes.
Mais là, en Chine, c’était une catastrophe, honnêtement.
Alors déjà, les qualifications de la course sprint, je vais vous dire, parce que je vais regarder en direct, je me rappelle que l’écart était colossal.
Max Verstappen va se qualifier huitième à une seconde sept des Mercedes.
Hadjar à 2 secondes 2.
Contrat rempli en ce début de saison pour Hadjar en termes de rythme, autant que ce soit en course ou en qualification, il est jamais très loin de Max Verstappen.
Donc ça déjà c’est une bonne nouvelle pour le français.
Je viens de dire c’est la seule bonne nouvelle de tout Red Bull.
Le reste ça va pas du tout.
Une seconde 7 c’est énorme, c’est une valise.
Et surtout, Max Verstappen, il s’est qualifié 8e en Chine devant lui.
Ce n’est pas une Mercedes, ce n’est pas une McLaren, ce n’est pas une Ferrari, c’est une Alpine.
L’Alpine de Pierre Gasly qui s’est qualifié à une seconde 4.
Là, on est sur la grille Sprint.
Une seconde 4.
Donc là, Red Bull, déjà, quand Red Bull commence son week-end à la course Sprint, c’est une catastrophe.
Derrière, ça ne sera pas vraiment mieux.
Max Verstappen va avoir le même problème qu’en Australie.
Là, encore une fois, le problème, c’est qu’on est chez Red Bull, qu’on est avec des ingénieurs de très grande qualité.
Red Bull, championne du monde juste avant McLaren.
C’était il y a très peu de temps.
Et la batterie va se vider encore une fois pendant le tour de préparation, le tour de formation sur la grille.
Et du coup, Max, il va partir à l’arrêt.
Et oui, ta batterie, elle est à 0% quand tous les autres, elle est à 30%.
Eux, ils utilisent leur 30% de batterie pour puiser dans sa batterie électrique pour avoir de l’accélération supplémentaire.
Et il va se faire déposer.
Résultat, il se trouve embourbé dans le milieu de peloton en 14e place.
En course sprint, je rappelle que seuls les 8 premiers marquent des points.
Résultat, Max fait une remontada et il passe la ligne à la 9e place.
C’est donc la bulle pour lui déjà en sprint.
Et Hadjar ne fait pas mieux puisqu’Hadjar va partir en tête à queue carrément.
Sur le format course, on ne va pas voir beaucoup mieux puisque sur la grille de départ, Max Verstappen et Isaac Hadjar se qualifient à à peu près une seconde des Mercedes.
Une seconde, c’est beaucoup moins qu’une seconde 7, évidemment.
Donc on se dit, c’est un peu plus rassurant, évidemment, par rapport à l’écart.
Le problème, c’est que les McLaren, par exemple, sont qualifiés à 5 dixièmes.
Et qu’encore une fois, Pierre Gasly, il est intercalé en 7e place et il est à 8 dixièmes.
Donc en fait, le problème, c’est que Red Bull, ils sont méga loin !
Là, en Chine, c’était inquiétant.
Très, très inquiétant pour la suite.
Et puis derrière, surtout, c’est reparti.
Max Verstappen qui va encore une fois avoir le même problème qu’en course sprint.
Là, c’est un problème parce que ça fait trois fois d’affilée.
En Australie, il fait un départ arrêté avec une batterie vide.
Il se fait dépasser par tout le monde.
En course sprint, on l’a dit, ça lui arrive.
Et la course dimanche en Chine, bis repetita.
Il est à l’arrêt sur la grille, il s’est fait dépasser par tout le monde, il commence à faire une remontada.
Et là, pour le clou du spectacle, sa voiture s’arrête, pas de moteur et c’est terminé.
Bon, là, déjà, l’addition est lourde.
Donc Max Verstappen, c’est bulle sur le week-end.
Ça fait très très mal, évidemment.
Zéro point pour le néerlandais.
Et puis Isaac Hadjar, lui qui va, donc c’est plutôt en course, je crois, qui va partir à la faute, partir en tête à queue.
Et il va du coup complètement cramer ses pneus, il va repartir dernier.
Il va chausser des pneus durs et puis il va faire une remontée.
Alors, je n’irai pas jeter la pierre sur Isaac Hadjar pour une seule bonne raison, c’est que Max Verstappen en Australie, lui aussi est parti en tête à queue, il avait percuté le mur.
En fait, la réalité, c’est que la Red Bull, elle est très dure à conduire.
Je pense qu’elle est très instable.
Les deux sont très insatisfaits des performances de la Red Bull actuellement.
Et donc, moins la voiture est stable, évidemment, plus elle a une possibilité de décrochage, en fait.
Et là, le train arrière, il a complètement décroché en Chine sur ce virage-là pour Isaac Hadjar.
Il a complètement perdu l’arrière et là, il est parti et c’est fini, quoi.
Et j’ai envie de dire, là, l’addition, elle fait très mal parce que résultat des courses, alors Isaac Hadjar, il a quand même réussi avec un rythme correct à venir chercher cette huitième place qui va rapporter quatre petits points.
Enfin bon, quatre points pour lui en Chine, tout le week-end compris, course sprint, il n’en a pas marqué.
Et puis huit points pour Max Verstappen au premier Grand Prix.
Eh bien, Red Bull, ils ont douze points.
Point.
Et ils sont derrière Aston Martin.
C’est dur.
C’est un début de saison très compliqué.
On va faire le point sur les constructeurs à la fin.
Parce qu’il y a une autre écurie, évidemment, qui a eu la bulle.
La bulle sévère en course.
Pourtant, le week-end en Chine s’annonçait quand même beaucoup plus radieux pour eux.
C’est McLaren.
McLaren qui, au cours d’une course sprint, a réussi déjà pendant les qualifications, encore une fois, à se hisser à hauteur des Ferrari.
Pendant la grille sprint, on a vu Norris en troisième place, Piastri cinquième, alors qu’Hamilton était 4 et Leclerc 6.
Donc, ils étaient en bataille avec ces Ferrari.
Et ensuite, le problème, c’est qu’évidemment, pendant la course sprint, il y a le turbo boost en Ferrari.
Donc, les Ferrari… Eltra, elles vont devant et c’est ça qui reste quand même assez drôle.
Et McLaren qui a affiché un très bon rythme, qui a passé la ligne avec 4 secondes de retard sur Russell.
Donc très très bon rythme, qui a vraiment bien géré son rythme, qui est resté vraiment très solide et qui s’est affiché comme la troisième force du plateau, plus très très loin, pas très très loin finalement de Ferrari.
Donc de bonne augure.
Le problème, et là ça a été la déconfiture évidemment dans la course, c’est que les qualifications de la course normale se sont très bien passées puisque les deux McLaren se sont qualifiés 5 et 6 à à peu près, on l’a dit, 5 dixièmes des Mercedes, ce qui est correct.
Mais derrière shutdown, aucune des deux McLaren ne rejoint le départ.
C’est une première depuis très très très longtemps que les deux voitures déjà d’une écurie ne puissent même pas prendre le départ.
Pour rappel, pour Oscar Piastri, c’est la deuxième fois, mais Oscar Piastri n’a pas pu prendre le départ en Australie.
C’était de sa faute parce que pendant le tour de préparation, il n’a jamais pu rejoindre la grille.
Pour ceux qui ne sont jamais allés vraiment sur un circuit, parce que ça, ce n’est pas télévisé.
En fait, ce qui se passe, c’est que lorsqu’elles vont rejoindre la grille,
Donc quand vous allumez votre téléviseur et vous voyez les voitures qui vont partir pour un tour de formation.
Avant ça, elles font ce qu’on appelle des tours de préparation.
Ça leur permet de vérifier que tout est OK sur la voiture, de chauffer un peu les pneus, etc.
Donc là, ils ont droit à à peu près 4-5 tours de préparation.
Donc sur le circuit, elles passent, elles tournent, etc.
Et ensuite, elle rentre et elle se positionne sur la grille.
Pendant ce tour de préparation, malheureusement, Oscar Piastri, il va s’envoyer dans le mur.
Donc des fois, c’est pour ça qu’on vous dit, comment dire, la course démarre, vous voyez la grille de départ et on vous dit telle personne a eu un problème, etc.
En fait, c’est souvent pendant les tours de préparation.
puisque c’est là qu’on check un peu que tout se passe bien sur la voiture.
Ça reste, je rappelle, un sport de haute vitesse.
L’élite du sport automobile, dangereuse.
Et donc évidemment, on vérifie que tout est OK avant d’envoyer, comment dire, les gladiateurs dans l’arène.
Et donc voilà, les deux McLaren qui n’ont pas pu prendre le départ sur la course, la bulle pour eux.
Et là, l’addition, elle est très salée aussi.
Et c’est frustrant aussi parce que McLaren, pour le coup, avait affiché un week-end, on l’a dit, une course sprint très correcte.
Et j’aurais été curieux justement de voir, quel était le rythme de McLaren par rapport à Ferrari.
Il faut toujours les comparer par rapport aux concurrents directs.
Je vais pas les comparer par rapport à Mercedes qui est sur une autre planète actuellement.
Mais ça aurait été intéressant de voir s’ils se rapprochent un peu de Ferrari par rapport au rythme de course, s’ils auraient pu être un danger pour Ferrari.
Et derrière l’addition elle est sévère on l’a dit.
Oscar Piastri pour lui c’est la bulle du coup.
Et Red Bull 12 points et bah McLaren c’est 18.
C’est pas beaucoup.
Mais alors McLaren reste troisième du championnat, 18 parce que Aston Martin en a 17.
Mais en fait le problème c’est le gouffre devant : Ferrari c’est 67 points, Mercedes c’est 98.
Sauf que là actuellement on a vu deux grands prix, on a vu juste une bataille Mercedes Ferrari.
Les autres on sait même pas qu’ils sont là.
C’est un espèce de milieu de peloton groupé qui se bataille.
On a eu un semblant de bataille quand même.
McLaren Red Bull en Australie.
Je suis un peu… Je suis moqueur, je suis moqueur.
Et derrière, le milieu de peloton est très groupé.
Et là, on a eu quand même la bonne surprise Alpine.
On en parle tout de suite.
Alpine signe son grand retour : Gasly aux commandes
Cocorico pour notre Français.
Enfin, Pierre Gasly, Alpine, revival.
On y croit.
Enfin, ça nous fait plaisir quand même de voir l’écurie française pas en train de traîner sa labeur en fond de tiroir, comme on dit.
Parce que l’année dernière, ça a été une cata pour Alpine, que de toute façon, Alpine est vraiment en Formule 1, pour l’instant, par la marque Alpine, en tout cas, c’est pas glorieux par rapport à l’argent qui est investi, on l’a dit, c’est plutôt très mauvais comme résultat dans l’ensemble.
Et là, et là, là où on était un peu déçus, je l’avais dit au Grand Prix d’Australie, c’est quand même, on avait vu qu’en présaison, Alpine était plutôt bien, normalement en bataille un peu en haut de peloton avec les Haas notamment, qu’on avait vu pas mal en vue.
Et puis en Australie, plutôt moyen.
En fait, en réalité, Alpine se trouvait en milieu de peloton et c’était un peu décevant.
La flamme a été ravivée en Chine pour notre plus grand bonheur grâce à Pierre Gasly, le leader d’Alpine parce que Colin Pinto, c’est toujours un peu plus compliqué.
Déjà avec deux qualifications très solides du français, deux fois septième.
Il n’a pas été récompensé en course sprint, ça, c’est sûr, parce qu’il a malheureusement eu la voiture de sécurité qui ne l’a pas avantagé.
Cette apparition de voiture de sécurité, Pierre Gasly s’est rentré au stand et il s’est retrouvé un petit peu embourbé derrière Esteban Ocon et il a eu du mal à s’en sortir.
Il va finir onzième de cette course sprint.
Néanmoins, néanmoins, déjà, il a affiché un superbe rythme.
On arrivait quand même à bien suivre du coup les leaders.
Et puis derrière, on va assister à la course et sur la course, là, ça va être extrêmement solide du français.
Il va terminer sixième à seulement une seconde et quelques d’Oliver Biermann, qui est un peu l’homme providence aussi de ce début de saison.
Mais ça, Biermann, c’est clair que c’est chez Haas, un pilote qui prend de plus en plus d’importance.
J’ai été bluffé l’année dernière par Oliver Biermann, qui était rookie, qui pour moi était le meilleur rookie de la saison, avec Adjar, bien sûr.
Et là, il recommence tambour battant chez Haas.
Vraiment, Esteban Ocone, il l’éteint.
Et puis voilà, ça, c’est Oliver Biermann.
Je pense qu’il ne va pas tarder à toquer chez les top teams.
On est obligé de faire une petite aparté pour Oliver Biermann avant de reprendre le sujet Alpine parce qu’Oliver Biermann, pour moi, c’était le successeur de Lewis Hamilton.
Si Lewis Hamilton, cette année, arrive à maintenir son niveau, je pense qu’il restera chez Ferrari.
Si pour X raison, et je ne l’espère pas, personne ne l’espère, bien sûr, les performances de Lewis Hamilton venaient à chuter ou que Lewis Hamilton annonce sa retraite, mais je n’y crois pas si du coup, la voiture répond présent et qu’il s’éclate, ce qui est le cas maintenant, Oliver Biermann ira chez Ferrari.
Sachez-le, je pense que c’est… La direction est toute faite puisqu’il est chez Haas, motorisé Ferrari, qu’il y a toujours un peu plus de facilité à revenir dans ces cas-là.
Oui, je pense que son avenir est tracé.
Si ce n’est pas là, ça sera ailleurs dans une top team parce qu’il est assez impressionnant pour l’instant, l’Anglais.
Je repars sur Alpine et Pierre Gasly qui finit sixième.
Là encore, Pierre Gasly qui a pris un très bon départ.
En prenant un très bon départ, on l’a vu derrière notre quatuor, puisqu’on l’a dit, les McLaren n’étaient plus là, les Red Bull étaient à la bois.
Pierre Gasly s’est retrouvé en cinquième place, incroyable, et nous a régalés parce qu’en fait, la course avait lieu.
Certes, les Ferrari étaient devant, donc elle bloquait un tout petit peu les Mercedes en termes de rythme, mais Pierre Gasly, il était là, dans un rythme très solide, pas très loin des Ferrari, dans un rythme qui était quand même assez impressionnant, qui était proche d’un rythme qu’on attendait d’une McLaren.
Et vraiment, l’Alpine a été bluffante sur ce Grand Prix en tout cas.
Et Pierre Gasly qui vient chercher cette sixième place, rapporter huit points.
Huit points, c’est un truc qui n’arriverait jamais pour Alpine l’année dernière.
Finir sixième, c’est impossible.
Déjà, Alpine va mieux dans cette saison.
Et puis, on va aussi noter la septième place de Liam Lawson.
Et on retrouve du coup, pour moi, cet espèce de trio qui est aux avant-postes du milieu de peloton, Haas, Alpine et Racing Bull, avec Haas qui est vraiment en bonne forme et qui a réussi à bien maximiser avec Oliver Biermann sur ces deux courses.
Et puis, forcément, encore une fois, les écuries qui sont en difficulté.
Williams, ça se confirme et n’a pas de rythme.
Ça va être très compliqué encore au Japon pour Williams.
On va attendre les évolutions.
C’est une écurie qui a le potentiel, qui a l’expérience et qui a surtout les pilotes pour revenir.
Donc, il faut faire le dos rond.
Il va falloir faire le dos rond, malheureusement, au Japon.
Ensuite, il va y avoir la pause, on l’a dit, puisque les deux prochains Grands Prix, ensuite, Bahreïn et Dzedda, sont annulés.
Ils ne sont pas remplacés, il n’y a pas le temps.
Et ça va permettre à toutes ces écuries d’amener des évolutions.
Donc les écarts, je pense, vont se resserrer pour notre plus grand plaisir puisque les écarts sont quand même assez élevés en début de nouvelle réglementation.
On espère Williams quand même faire un pas en avant parce que c’est quand même un peu triste d’avoir deux super pilotes comme Sainz et Albon et de les voir végéter en milieu, en quatorzième, quinzième place, surtout en qualification, éliminés en Q1, parce que là, Williams, ça n’a pas de rythme.
C’est assez compliqué.
Et puis, ça va permettre aussi aux Aston Martin qui, sur ce Grand Prix, sur cette course.
Écoutez, on va faire le bilan.
Trente-deux tours pour Fernando Alonso, neuf tours pour Landstroel.
C’était le max qu’il pouvait faire.
Toujours ces problèmes de vibration, de décharge électrique aussi pris par les pilotes lorsqu’ils conduisent.
Et malheureusement, comme la santé est en jeu, on ne peut pas faire vraiment beaucoup plus de tours que ça pour les deux.
Pour l’instant, ils n’arrivent toujours pas à terminer un Grand Prix et ça, c’est la cata.
Rendez-vous pour le prochain Grand Prix, mine de rien, avec la victoire.
Oui, cette victoire, donc, émotion de Kimi Antonelli.
Et bien, écoutez, Kimi Antonelli revient à quatre petits points de George Russell ce début de saison.
Évidemment, il est très serré et attention hein parce que si Russell gagne puis un coup c’est Antonelli, les deux ils se mangent des points et ça permet aux deux Ferrari aussi de rester à portée de tir si à un moment il se passe quelque chose et il y a une évolution qui leur permet de rentrer dans le game.
Donc en fait, Leclerc et Hamilton sont pas du tout éliminés de ce combat-là.
Russell cinquante-et-un, Antonelli quarante-sept, les deux Ferrari qui sont offerts une régalade de dépassement entre trente-quatre et trente-trois, et puis ensuite on a Biermann, Norris, Gasly avec dix-sept, quinze, neuf, voyez, il faut aller jusqu’à la huitième place pour aller chercher Verstappen.
Donc un début de saison pour l’instant très compliqué, et on l’a dit, le gouffre chez les motoristes avec Mercedes et Ferrari quatre-vingt-dix-huit et soixante-sept points et ensuite on tombe à dix-huit pour McLaren, dix-sept pour Haas, douze pour Red Bull, douze pour Racing Bull, dix pour Alpine, Audi deux, Williams deux et Cadillac et Aston Martin évidemment n’ont pas marqué de points.
On l’a dit, Cadillac s’ils marquent un point dans la saison, ça sera top et Aston Martin s’ils finissent un grand prix, ha ha, à la reprise, c’est leur objectif, hein.
Je pense que pour Aston Martin, l’objectif, ça doit être à la reprise, donc après l’annulation de Bahreïn et Djeddah, de revenir et de terminer un grand prix.
Terminer un grand prix très correctement, c’est-à-dire rejoindre un petit peu le fond du milieu de peloton, a minima, pour pouvoir enfin commencer cette saison, quoi.
Allez, de toute façon, prochain grand prix donc au Japon.
Les possibilités de non-passement, elles sont beaucoup plus complexes au Japon parce que là, on arrive sur un circuit avec pas mal de virages à haute vitesse, moyenne haute vitesse.
Et donc, du coup, là, évidemment, même si on met un boost, le problème, c’est que si on est hors trajectoire, on se fait un peu déventer, on n’est pas sûr, c’est beaucoup plus compliqué de dépasser.
Évidemment, c’est pas comme les accélérations qu’on peut mettre après des virages lents qu’on avait notamment en Chine.
Donc avoir les possibilités, mais ça a toujours été un circuit où c’était, il se passait, où c’était un très beau circuit, le Japon, Suzuka, un circuit légendaire, mais où il était très très très compliqué de dépasser.
On va voir si justement cette nouvelle réglementation avec ce petit boost nous permet de changer un peu tout ça.
Et puis bah, on va se régaler pour ce championnat du monde, hein.
Direction le Japon à Suzuka et c’est avec enf1n bon, bien sûr !