
Podcast : F1 Grand Prix du Japon 2026

Sommaire de l’épisode
Nouvelle victoire de Kimi Antonelli au grand prix de f1 du japon 2026, mais cette fois, les Mercedes ont dû batailler avec la concurrence.
Et la concurrence, c’était Mclaren ! Oscar Piastri passe la ligne en 2eme position, s’offre un podium et marque le retour de son écurie aux affaires.
Red Bull, à contrario, termine ce début de saison avant la pause sur un bilan très négatif, englué dans le trafic Max Verstappen souffre énormément.
Hadjar aura tenté, mais rien n’y fait, l’écurie autrichienne ne se défait pas de ce milieu de peloton, et cumule un maigre total de 16 points au championnat du monde.
L’évènement de ce week-end, c’est l’accident d’Oliver Bearman, qui est fautif ? Quel enseignement tirer de ces problèmatiques soulevées par cette nouvelle réglementation ?
Le positif, le négatif, tout n’est pas à jeter, mais la FIA et la F1 doivent désormais s’employer à régler les problèmes de sécurité et de spectacle sur un tour lancé.
Prochain rendez-vous à Miami, dans plus d’un mois, qui va déjà marquer un tournant dans cette saison avec l’arrivée probablement d’évolutions majeures pour toutes les écuries !
Introduction
Et bienvenue sur Enfin Bon pour l’événement japonais de l’année.
Ce n’est pas, ce n’est pas la Japan Expo, contrairement à ce que tu penses.
C’est bien le Grand Prix du Japon qui a eu lieu ce week-end avec la victoire, deuxième victoire d’affilée, pour Kimi Antoneni après sa première victoire en émotion, mais aussi en maîtrise la semaine dernière en Chine.
Le voilà qui est le gosse de dix-neuf ans qui nous remet le couvert et qui prend la tête du championnat désormais.
Euh, le pilote Mercedes avec neuf points d’avance sur son coéquipier, qui l’eût cru, franchement, ce jeune Kimi Anthony qui nous fait un départ de saison tonitruant.
Et puis, et puis, à côté de cette victoire, on a eu surtout le retour aux affaires de McLaren.
On va revenir évidemment sur cette victoire pas si facile hein, des Mercedes, euh, qui auront finalement, euh, péniblement gagné ce Grand Prix.
Pourtant, pourtant, la Mercedes montre toujours autant de, de, de vélocité, de férocité, de rythme, de performance, mais la McLaren est de retour et ça faisait plaisir évidemment de voir notamment Oscar Piastri aux affaires.
Derrière, on en reviendra forcément sur les déboires de l’écurie qui a souffert encore, c’est Red Bull, pour un début de saison calvaire.
Encore une fois, Max Verstappen, autant qu’Adja, ont souffert.
C’est compliqué, compliqué.
Le bilan de ces trois premiers Grands Prix et, je dirai, euh, de ce début de saison est très catastrophique.
Et puis, on reviendra sur l’incident hein, évidemment, l’accident d’Oliver Bearman qui a soulevé les foules.
Alors là, évidemment, euh, on en a des caisses et des caisses dans tous les sens, mais c’est important quand même, l’aspect sécurité hein, de la F1 avec ce contraste de vitesse, forcément dû à cet accident, les écarts de vitesse dus à la batterie.
Et, euh, on va décortiquer tout ça, on va analyser.
Et c’est avec Enf1n bon, bien sûr.
Antonelli à nouveau vainqueur, mais a dû batailler
Et on attaque tout de suite avec la victoire de Kimi Antonelli.
Donc, à nouveau cette victoire après sa masterclass en Chine, toute en domination, malgré évidemment les petits déboires en qualification de George Russell en Chine.
Là, au Japon, encore une fois, il s’est imposé.
Cette fois, pas de déboire, pas de solution annexe.
Il était premier en qualif.
Et là, George Russell n’a eu aucun problème.
L’italien qui s’impose en termes de vitesse.
On se rappelle que Toto, il nous l’avait flairé pour ça, le gosse de dix-neuf ans.
Il a dit, il a dit : « J’ai regardé les data et dans les virages, lui, il rigole pas ».
Bah écoutez, encore une fois, Kimi Antonelli, qui est venu chercher la pole.
Et les Mercedes, qui sont encore venues imposer donc, sur la grille, un premier, deuxième, avec quatre dixièmes d’avance sur, sur Oscar Piastri.
On y reviendra, justement.
Mais les Mercedes, pas si facile.
Une victoire, certes, pour Kimi Antonelli, mais pas dans la simplicité.
Il a fallu se batailler cette fois au Japon pour deux raisons.
La première, c’est évidemment que le Grand Prix du Japon laisse beaucoup moins d’opportunités de dépassement.
Et c’est évidemment le deuxième enseignement, c’est que si tu rates ton départ, et bah pour toi, il faut redépasser tout le monde.
Et là, c’est beaucoup plus compliqué qu’en Chine hein.
Alors, là, on a vu la vraie différence hein, cette année, par rapport quand même à l’année dernière, par rapport aux voitures à effet de sol et tout ce qui toujours s’est fait au Japon.
Alors déjà, le Grand Prix de Suzuka, au Japon, c’est un des top circuits du monde.
Il est exceptionnel, magnifique.
Il est très exigeant aussi pour les pilotes en termes de, en termes de virages, en termes d’intensité, en termes de pilotage, tout simplement.
Euh, mais il laisse pas beaucoup d’opportunités de dépassement et ça a toujours été le cas.
Et ça, ça a toujours été un peu problématique, hein, malheureusement, quand on est, euh, un petit peu englué dans le trafic, et ben on est puni sur ce circuit.
Et là, les Mercedes, et bien encore une fois, vont louper leur départ, encore une fois.
Et là, le pire départ, évidemment, pour Kimi Antonelli, qui va, au premier virage, se retrouver à la sixième place.
Alors, on, on y revient.
Alors, il est resté scotché, hein, littéral, pour plusieurs raisons, mais il a beaucoup patiné.
Donc là, on est même en dehors du cadre de, de recharge de batterie, parce que vous savez que pendant les tours de procédure, pendant le tour de formation, ils vont essayer de charger un tout petit peu leur batterie hein, les, les pilotes, pour pouvoir avoir un petit peu de batterie pour, sur la grille, pouvoir mettre ce petit coup d’accélérateur supplémentaire pendant le départ, qui évidemment va être crucial pour per-permettre de gagner des positions.
Et s’il y en a qui ont des batteries à zéro pour cent, hein, c’était le cas de Max Verstappen qui expliquait qu’il faisait du surplace, bah ça faisait un gros différentiel.
Seulement là, euh, là, il y a eu un problème, non pas de batterie, mais plutôt de, de patinage pour l’italien qui va rester sur place et au premier virage, se retrouver à la sixième position.
Et là, forcément, ce n’est plus du tout le même Grand Prix pour lui, sachant que son coéquipier Georges Russell va faire un peu mieux, mais pas beaucoup mieux.
Deuxième sur la grille, il va se retrouver au premier virage à la quatrième place.
Et premier renseignement de ces trois premiers Grands Prix de la saison, les qualifications, en tout cas la position en qualification, a beaucoup moins d’importance qu’avant.
Parce qu’en fait, ce jeu de batterie, euh, va permettre d’accélérer beaucoup plus rapidement et va créer un différentiel.
Ce qui fait qu’aujourd’hui, en tout cas, ce qui ressort des trois premiers Grands Prix à l’heure actuelle, tant que tout le monde n’a pas la maîtrise totale de la recharge de cette batterie et de ses démarrages, euh, bah pour l’instant, la qualification est moins importante.
Être premier sur la grille a moins d’importance.
Bon, ça aura une importance certaine, euh, à Monaco, où évidemment, il est beaucoup plus compliqué de, de dépasser.
Mais là, c’est, ça– Évidemment, sur, sur un circuit assez large, en tout cas au démarrage, euh, bah là, évidemment, ça a moins d’importance.
Les Mercedes, donc, engluées, quatrième et sixième place, et ensuite, il faut dépasser.
Et là, là, on a une typologie de Grand Prix, on l’a dit, à Suzuka, qui ne nous permet pas beaucoup de déplacement.
On a eu beaucoup de Grands Prix sur ce circuit et ça a souvent été, bah, euh, les, les premiers arrivés, hein, un, deux et trois qui ont fini dans cet ordre-là parce qu’on avait très peu de dépassements.
On a vu d’ailleurs l’année dernière quand Max Verstappen a remporté le Grand Prix, si vous vous rappelez bien, l’année dernière devant les deux McLarens, bah il a réussi à tenir tout le Grand Prix, hein, devant elle, parce qu’en fait, c’est extrêmement compliqué de dépasser.
Et cette possibilité, elle s’est légèrement rehaussée, le curseur a été légèrement rehaussé, puisqu’on a des différentiels beaucoup plus importants, hein, désormais avec le boost de puissance.
On y reviendra avec l’accident de Bearman, bien sûr.
Mais, euh, ce différentiel, il a permis d’avoir un tout petit peu plus de dépassement, mais heureusement, j’ai envie de dire, parce que sinon, sur ce circuit, bah, euh, en fait, il se serait pas passé grand-chose, malheureusement.
Les Mercedes en remontada.
Donc, Russell qui petit à petit remonte et qui se retrouve bien positionné.
Kimi Antonelli aussi, Antonelli aussi qui va faire entamer sa remontada.
On sent quand même que les Mercedes sont une classe au-dessus des autres, à plus de cinq dixièmes, bah ils peuvent se permettre, eux, d’attaquer plus facilement et de dépasser plus facilement puisqu’ils ont un différentiel quand même en termes de rythme de course largement supérieur sur ce, sur ce circuit.
Et, et malheureusement, à ce moment-là, en tout cas pour Russell et bénéfiquement pour Antonini, Georges Russell rentre au stand pour effectuer son premier arrêt au stand, installé solidement à la deuxième place, euh, avec en ligne de mire, Oscar Piastri.
Il ressort derrière, derrière tout ça et là, eh bien la voiture de sécurité fait son apparition et Kimi Antonelli va en profiter, Hamilton va en profiter et on va se retrouver avec un Kimi Antonelli en tête, vue dégagée, seul devant.
Et là, eh bien écoutez, le game est plié.
On va voir le vrai rythme de la Mercedes.
C’est quand la Mercedes, bah, est libre, a le champ libre, elle va coller tout simplement cinq dixièmes à Oscar Piastri, qui pourtant faisait bonne figure pendant le début de ce Grand Prix.
Donc les Mercedes, toujours un cran au-dessus, mais alors, le, ce qui est intéressant, c’est quand même que le Japon, c’est un peu un juge de paix, comme on dit.
C’est un circuit qui, par sa, euh, typologie, reflète assez bien les héro–, enfin les performances de la voiture sur l’ensemble de l’année.
Donc, ça permet de vraiment bien refléter la hiérarchie actuelle, contrairement à certains circuits comme l’Australie ou la Chine.
Euh, et là, ce qu’on a vu, bah, c’est que la Mercedes, c’était quand même une classe au-dessus.
Ça, on le savait, mais on a aussi découvert avec joie quand même que McLaren était revenue dans le game.
Mclaren : retour aux affaires
Mesdames et messieurs, sortez vos bougies !
La totale Oscar Piastri a franchi la ligne d’arrivée d’une course, pas d’une course sprint, mais qui était–, c’était déjà arrivé.
Et oui, puisque Oscar Piastri, si vous l’avez bien retenu, avait abandonné au Grand Prix d’Australie chez lui à domicile parce que pendant les tours de préparation, il s’était envoyé dans le mur et puis ensuite, bah on l’avait vu hein, les deux voitures qui n’avaient même pas pris le départ en Chine, les deux McLaren, mais déjà et ça, c’était quand même un indice et c’est pour ça qu’il y avait un petit peu de frustration quand même en Chine hein pour nous, c’était qu’on avait senti que ces McLaren, bah elles étaient pas loin des Ferrari hein.
Elles leur tournaient autour et finalement pour nous c’était intéressant, ça faisait un petit challenge de deuxième équipe et potentiellement une gêne supplémentaire pour Mercedes qui a ce gap sur le reste du peloton.
Et bien ça a été confirmé avec encore une fois des McLaren qui sont venues s’intercaler en qualification sur la grille de départ en troisième et cinquième place, quatrième Leclerc, sixième Hamilton et dès le départ Oscar Piastri qui va nous prendre un départ fusée tôt morbidus, il part tout seul, il nous double les deux Mercedes qui encore une fois ont fondu sur place.
Pourtant lui aussi est motorisé Mercedes donc là, c’est juste un bon départ.
Et puis il va du coup mener ce Grand Prix jusqu’à son premier arrêt au stand et avec un rythme très intéressant où il va venir creuser un écart de deux, trois secondes quasiment sur Charles Leclerc au départ et on va sentir du coup la McLaren très en rythme très en forme et on est content de découvrir que le rythme de course de cette McLaren et bien est loin loin d’être ridicule et qu’il est donc désormais en game avec les Ferrari alors les McLaren qui n’ont donc pas pu s’exprimer au Grand Prix d’Australie on a senti un petit peu en retrait et là Oscar Piastri qui va mener mener ce Grand Prix qui va choisir assez logiquement quand même de rentrer au stand le plus tôt possible.
Pourquoi ? Parce que McLaren est quand même conscient que son adversaire numéro un c’est pas Mercedes sur ce circuit que le rythme de la Mercedes est de toute façon trop important et il va essayer de rentrer au stand le plus tôt possible pour sécuriser sa position puisqu’on l’a dit sur le grand prix de Japon, c’est extrêmement difficile de dépasser donc si on rentre en stand au premier à minima, on sort devant les autres quand bien même on a des pneus un poil plus usés, ça sera quand même bien compliqué pour les autres de venir nous dépasser.
Stratégiquement parlant donc choisir de rentrer Oscar Piastri.
Malheureusement pour eux on n’aura pas vu la bataille avec Kimi Antonelli qui devrait repasser Oscar Piastri puisqu’on l’a dit une voiture de sécurité va apparaître et puis cette voiture de sécurité, elle va bénéficier donc à Kimi Antonelli qui va rentrer au stand et ressortir devant Oscar Piastri mais résultat des courses quand même Oscar Piastri va finalement terminer solidement deuxième après les déboires de George Russell.
Alors on va faire une aparté sur le grand prix de George Russell qui aura évidemment été assez compliqué d’abord ce départ ce départ plutôt mauvais mais pas catastrophique pas autant en tout cas que son coéquipier pour George Russell qui va partir donc deuxième et au premier virage va être quatrième.
Il va entamer sa remontada George Russell tranquillement et puis il va se retrouver deuxième donc derrière Oscar Piastri.
Au moment où Oscar Piastri rentre au stand, il décide, lui, de rentrer au stand un peu plus tard, peut-être aussi pour bénéficier justement de ce train un peu plus de gomme un peu plus neuf, peut-être pour le repasser plus tard dans le Grand Prix.
Seulement voilà, il y a la voiture de sécurité qui apparaît à ce moment-là et la problématique pour lui, c’est que Lewis Hamilton va ressortir juste derrière lui et Kimi Antonelli surtout va ressortir devant lui et ça, c’est un peu la cata pour lui, lui qui aura bah fait un meilleur départ qui avait un bon rythme pour venir potentiellement chercher la victoire il se retrouve à nouveau troisième à ce moment-là.
Et là il va avoir, il va louper tout simplement son départ de relance il va se faire doubler par Lewis Hamilton et puis ensuite il va connaître un nouveau problème cette fois un problème de batterie assez cocasse la scène où à l’arrêt littéral ou en tout cas sans batterie George Russell se fait déposer par Charles Leclerc et puis il va récupérer sa batterie.
Seulement voilà George Russell il va être coincé derrière Leclerc alors il va dépasser Lewis Hamilton comme Leclerc va le faire d’ailleurs seulement voilà il va terminer à la quatrième place et il laisse filer son coéquipier donc à la première place du championnat et avec une petite avance un petit matelas pas grand-chose mais un début de quelque chose quand même.
Et puis il ne faut pas oublier la performance non plus de Lando Norris qui a connu un week-end légèrement tronqué, une séance off complet où sa voiture n’a pas démarré.
Il n’a pas pu avoir autant de temps de roulage et de réglage que les autres et pourtant, et pourtant il va quand même venir s’offrir le scalp de Lewis Hamilton dans les derniers tours.
Lui qui aura suivi un peu tout le reste alors pas au niveau d’Oscar Piastri ce week-end mais on l’a dit hein, il a connu une séance en moins.
Et en ce début de saison où évidemment il faut se réapproprier la voiture sur chacun des circuits et parfaire les réglages, une séance en moins, c’est très très très punitif.
Ça va l’être tout au long de la saison, le temps que tout le monde prenne en main ses bolides, ces nouveaux réglages et puisse s’habituer en fait, bah tout simplement dans cette nouvelle réglementation.
Red Bull, naufragée, va-t-elle perdre Max Verstappen ?
Difficile, difficile d’occulter évidemment ce début de saison très très compliqué pour Max et pour Red Bull,
un jour de deuil littéralement encore ce week-end pour Max qui s’est fait éliminer en Q2 encore une fois, onzième sur la grille Max Verstappen, c’est dur, c’est dur à une seconde cinq de la Mercedes de Kimi Antonelli, on est très très loin.
En plus de ça évidemment, Isaac Hadjar se qualifie à une seconde deux, alors c’est d’autant plus problématique que évidemment quand votre leader, le leader de votre équipe chez Red Bull est plus loin, c’est vraiment signe que ça ne va pas du tout.
Parce qu’on n’attend pas évidemment qu’Isaac Hadjar mène la baraque, il mène la barque de Red Bull à la faire remonter cette barque malheureusement sans moteur en début d’année là, on est sur une barque avec des pagaies et ça rame et ça rame une seconde cinq.
Donc sur la grille de départ, Max Verstappen qui va donc arriver sur ce circuit forcément onzième, on l’a dit au Japon, des grandes difficultés à dépasser, il est déjà englué dans ce trafic, il va difficilement s’en sortir,
mais ce qui était déjà inquiétant, c’est que la télémétrie nous a montré très rapidement en fait pendant les essais libres sur les longs runs,
on rappelle que les essais libres sont assez, se passent toujours un petit peu de la même manière, on a des, la découverte du circuit, des réglages, ensuite l’ensemble des pilotes testent des tours assez rapides puis ils se lancent dans des longs relais sur les gommes qu’ils vont utiliser évidemment en course,
tout ça évidemment pour parfaire leur stratégie, pour voir leur rythme de course, pour étudier le rythme de course des adversaires, voilà, et pour nous, évidemment, ça nous donne des informations sur les forces en présence.
Et là, on a compris que Red Bull était très très loin, très très loin, sixième, septième force du plateau, le rythme n’était pas du tout présent,
alors il a été quand même meilleur, je trouve, que le rythme qui était, qui avait paru en essai, donc à mon avis, les réglages ont été un peu parfaits pour la course,
seulement voilà, Max Verstappen, il va entamer sa remontada jusqu’à se heurter à Pierre Gasly,
déjà pas vraiment en mesure de revenir sur Pierre Gasly à trois, quatre secondes, le rythme de Pierre Gasly, impressionnant de l’Alpine, on l’a dit, confirmation encore de Pierre Gasly qui va d’ailleurs décrocher la septième place,
je fais cette petite aparté pour lui parce que évidemment, c’est un très bon début de saison pour Alpine et ça prouve, ça valide ce qui s’était passé en pré-saison et donc Alpine est présent en haut de ce milieu de peloton.
Et puis, Max Verstappen va revenir à la faveur de la voiture de sécurité, va se retrouver derrière Pierre Gasly et c’est terminé.
Le rythme, le différentiel aujourd’hui entre l’Alpine et la Red Bull n’est pas suffisant pour Max Verstappen pour revenir dépasser sur ce circuit du Japon où c’est compliqué de dépasser, on l’a dit,
c’est beaucoup plus facile lorsqu’on a un rythme vraiment supérieur à l’autre pour venir dépasser, c’était le cas des Mercedes, on l’a vu avec la, elles ont eu moins de difficultés à dépasser, mais c’était déjà un peu compliqué.
Mais lorsqu’on a un différentiel trop proche, quelques dixièmes seulement plus rapide que la voiture qui nous précède, et bien, c’est trop compliqué pour Max Verstappen et pour Red Bull.
Résultat donc de cette course pour Max qui finit à la huitième place, alors voilà, c’est une triste huitième place où il rapporte quatre petits points et surtout, il est loin, loin, loin, loin des leaders,
vraiment pas du tout en mesure, coincé derrière ce, ce début, ce, ce meilleur milieu de peloton et la Red Bull aujourd’hui, c’est presque sa place parce que pour l’instant en qualification, elle n’est pas capable de sortir du lot, pas capable de se qualifier plus haut et malheureusement à cause de ça ou à cause des départs ratés.
Bearman, l’accident qui soulève des doutes
Bon les velléités de départ tout ça, c’est bien, mais on va revenir sur l’événement de ce week-end évidemment et qui va rentrer dans une analyse globale de ce début de saison, l’accident d’Oliver Biermann.
Alors évidemment, on en aura entendu parler sur tous les réseaux et évidemment sur tous les forums, tous les commentaires acerbes sur la F1 actuelle, voilà évidemment toujours dans la mesure, on adore dans cette aire, voilà accident d’Oliver Biermann qui va venir donc pour retranscrire en pleine vitesse sur Franco Colapinto et au moment où Franco Colapinto est en train de recharger sa batterie et donc réduit sa vitesse puisqu’il est en train, à l’approche d’un virage rapide, en train de recharger complètement sa batterie.
Oliver Biermann, qui est à l’aspiration et qui va lui utiliser sa batterie et du coup ça va créer un différentiel énorme seulement voilà à ce moment-là Franco Colapinto va légèrement refermer la porte et dans la panique Oliver Biermann va tellement plus vite avec ce boost par rapport à quelqu’un qui est en train de recharger sa batterie et une différentielle de quarante-cinq, cinquante kilomètres heure presque.
C’est énorme pour une tentative de dépassement et bien dans la panique il va venir se décaler à gauche rentrer dans l’herbe percuter l’ensemble des signalétiques et venir donc partir en tête-à-queue et percuter le mur.
Bon évidemment, c’est un accident malheureux, il y a évidemment deux choses qui sont mises en cause, la première je pense que c’est que Franco Colapinto a fermé la porte, a fait une manœuvre un peu dangereuse, qu’il le veuille ou non, qu’il ne l’ait pas anticipé avec ce différentiel de vitesse, et évidemment le deuxième c’est ce différentiel de vitesse dû à cette nouvelle réglementation puisque ce super boost n’est pas comme le DRS.
Le DRS crée évidemment un différentiel de vitesse mais il était de l’ordre de trente km/h à peu près et il était en ligne droite.
Désormais lui le boost, il est utilisable à n’importe quel moment et donc là on l’a vu quand des voitures sont quand des pilotes ne sont pas prêts tout simplement on a assisté à ce qui était redouté c’est-à-dire un accident majeur parce qu’en fait aujourd’hui les différentiels peut être le différentiel peut être énorme et les pilotes ne sont pas prêts à anticiper ça quand on voit quelqu’un dans son rétroviseur et qu’on ne sait pas si encore il a démarré sa manœuvre à peine on le voit démarrer sa manœuvre et s’il fait le boost il est déjà à vos côtés en fait et vous vous l’avez pas vu vous êtes déjà en train de refermer la porte donc voilà en fait c’est à quel point on ne peut pas aller plus vite que les réflexes des meilleurs pilotes du monde c’est un peu le problème en ce moment alors ça a révélé évidemment ce problème majeur mais ce problème qu’on a vu hein c’est un différentiel énorme, mais il est corrigeable en fait, parce qu’aujourd’hui, on a le contrôle total sur ce boost de batterie.
Donc si on a envie de réduire la puissance de cette batterie pour offrir en fait un boost de vitesse inférieur à ça, et ben on peut.
Donc y a pas besoin d’en faire des caisses, je trouve, sur, oh là là, mais la F1, c’est devenu vraiment Mario Kart, c’est n’importe quoi.
En fait, on a la possibilité de corriger ce problème.
C’est pas un drame.
On réduit tout simplement le, la puissance de ça et on aura un différentiel moins important lorsque quelqu’un va utiliser ce boost.
C’est aussi d’ailleurs ce que ce que ce qu’on voyait pendant les dépassements, on voyait en fait à quel point il y avait une facilité de dépassement parce que le boost était trop important.
On l’a vu encore dans la ligne droite au grand prix du Japon mais on l’a vu finalement pendant l’ensemble de ces trois premiers grands prix de la saison donc pendant ce début de saison avec cette nouvelle réglementation.
Encore une fois pour corriger le tir, on réduit je pense cette puissance et c’est fait.
En fait, on garde ce boost qui est toujours intéressant, qui je trouve justement procure cette possibilité de dépasser à n’importe quel endroit et utilise pour le coup la vraie stratégie des pilotes, on l’a encore vu, je suis désolé mais on a vu des dépassements, redépassements, on a eu une utilisation justement stratégique de cette puissance pour redépasser des adversaires et on a trouvé encore que le Grand Prix du Japon, en termes de course en tout cas, était plus intéressant que les courses précédentes et c’est ça qu’il faut retenir, je pense parce que encore une fois on a choisi cette réglementation parce qu’il y avait des problèmes de dépassement, il y a des problèmes d’usure de pneus lorsque des pilotes se suivaient, mais regardez le grand prix enfin là on a des voitures qui se suivent à moins d’une seconde et qui le font sur des tours et des tours si vous regardez il faut avoir quand même il faut essayer de remettre les choses dans leur contexte on peut pas oublier toutes les années qui ont précédé.
Regardez pendant toutes ces années, les voitures avaient fait seuls.
Lorsque des voitures suivaient, elles se suivaient un, deux, trois tours grand maximum.
Ensuite, ils n’avaient plus de pneus.
Ils recevaient un ordre à la radio de leur ingénieur qui disait, écoute, il faut absolument que tu recules parce qu’il faut que tu laisses refroidir tes pneus.
Et les voitures freinaient, elles se retrouvaient à deux secondes et on voyait un train se faire comme ça parce qu’ils voulaient pas user leurs pneus.
Ça c’est la vérité de la Formule un qui a eu lieu pendant des années précédentes.
C’est ça qu’on a eu pendant des années.
C’est ce qui a mené à cette réflexion et c’est ce qui mène actuellement à cette batterie.
Alors cette batterie elle est pas parfaite, ça c’est sûr.
Néanmoins là moi actuellement ce que j’ai vu c’est un grand prix où des voitures se suivent et peuvent se dépasser et c’est le plus important.
Bon on va rentrer dans les moins et les plus évidemment on l’a vu le moins c’est ce différentiel de vitesse qui pose des problèmes de sécurité majeure d’abord au départ ensuite pendant les manœuvres de dépassement et je pense qu’il faut le régler.
Pour moi, le plus simple à régler, c’est en effet de diminuer sa puissance, ça, c’est un premier.
Le deuxième aspect le plus négatif qu’on ait eu à régler, et évidemment, il est pour l’instant très problématique, il faut se le dire, c’est les qualifications qui ont complètement perdu de leur valeur.
Déjà parce qu’on l’a vu sur la grille actuellement, bah, avec les différentiels de puissance électrique, que certains ont gardé, en fait, qu’ont réussi à garder pendant le tour de formation, on a des gens qui ont vingt, trente pour cent de batterie, d’autres qui sont à zéro, ils viennent les déposer alors que l’un est douzième, l’autre est huitième.
Les places sur la grille, elles perdent complètement de leur valeur, on l’a dit, mais Kimi Antonelli parti premier et qui finit sixième, qui finit sixième au premier virage.
Enfin, voilà, donc les-le-la grille, en fait, a beaucoup moins de signification et la qualification en elle-même a aussi beaucoup moins de signification dans l’essence même de ce que c’est une qualification.
Un tour de qualification, c’est à cent pour cent.
Or, aujourd’hui, malheureusement, c’est qu’aujourd’hui, bah, la vitesse, elle se fait dans, dans les lignes droites avec ce moteur et en fait, on profite des virages qui vont amener, en fait, à cette ligne droite pour recharger, pour baisser le pied, en fait, lever le pied et lever le pied va permettre de recharger cette batterie pour ensuite utiliser pleinement sa batterie pendant le, pendant les, cette ligne droite et ça va nous permettre de faire un meilleur temps.
Donc aujourd’hui, la stratégie des pilotes, c’est de lever le pied légèrement dans les virages pour avoir une meilleure vitesse en fond de ligne droite et gagner de temps à faire un tour plus rapide.
C’est ce qui paie.
Or, malheureusement, dans l’essence même de la F1, un tour de qualification, il doit être à fond et pour qu’il soit à fond, bah, être à fond dans une ligne droite, c’est pas bien compliqué.
Par contre, être, être, être à fond dans un virage, ça, c’est compliqué.
Il faut trouver un juste milieu.
Avec les voitures à effet de sol, on avait amené énormément de vitesse dans les virages et c’était le challenge, on avait dit : « On va régaler, en fait, les pilotes ».
Bah, on a régalé les pilotes.
Le problème, c’est que nous, on s’est fait vite chier et qu’on s’est rendu compte que, un, les pilotes emmenaient plus de vitesse dans les virages, c’était super pour les qualifs.
Le problème, c’est qu’en course, on avait perdu beaucoup.
Donc, en fait, on a switché de problème, on n’a plus des qualifs intéressantes, en revanche, maintenant, on a des courses intéressantes.
Je pense qu’on a complètement la capacité, c’est pas si compliqué, de complètement revoir la manière dont le règlement est fait entre la qualification et le format course.
Aujourd’hui, pendant le format qualification, on peut totalement décider de ne pas utiliser, par exemple, de bloquer éventuellement l’utilisation de la batterie à certains endroits, peut-être dans des lignes droites, partir— peut-être à partir de, de certains moments.
Un peu comme on l’a fait finalement avec le DRS, mais à l’envers.
Par exemple, on définit des zones de ligne droite où on n’a pas le droit d’utiliser tout simplement le boost.
Ce qui fait que concrètement, bah, les voitures vont devoir utiliser ce déploiement d’énergie dans les virages, donc amener de la vitesse dans les virages à un maximum et se pousser à la limite dans les virages.
Donc, je pense qu’il y a plein de choses à chercher autour de ça.
En tout cas, à réduire, à réduire tout ça.
On peut aussi réduire la puissance globale de l’électrique à ce moment-là pour le, en fait, le lisser un petit peu sur l’ensemble du tour.
Le but, en tout cas, c’est de réamener de la vitesse, du challenge dans les virages, pour, en fait, prouver qui est le meilleur sur un tour.
La force, hein, par exemple, de certains pilotes comme Charles Leclerc, qui perd un peu de sa valeur, qui a perdu complètement de sa valeur en ce début de saison de cette nouvelle réglementation 2026.
Bon, ça, c’est les moins bons.
On va venir aux plus quand même qui sont les dépassements.
Aujourd’hui, il y a pas photo, on a eu trois grands prix, il y a eu plus de possibilités de dépassement, il y a eu plus de challenges.
Des Mercedes avec cinq, plus de cinq dixièmes de, d’avance en rythme ne sont pas restées coincées au Japon derrière les autres.
Pourtant, c’était le cas des McLaren l’année dernière, quand elles étaient drastiquement plus rapides que la Red Bull de Max Verstappen.
On a eu plein, plein de cas de figure l’année dernière où c’était comme ça sur différents circuits.
Aujourd’hui, les possibilités de dépassement, elles sont plus intéressantes et elles arrivent à différents endroits, elles se passent dans les virages.
Le contrat, il est totalement rempli là-dessus et on a des courses plus intéressantes.
Oui, il y a cette problématique de, de, de dépassement artificiel avec cette utilisation électrique, mais la problématique majeure, elle est réglée pour moi.
Les dépassements, ils sont là, sont présents et on a un beau spectacle.
Alors là, on a fait un premier bilan, c’est vrai, Red Bull en difficulté, Aston Martin, la cata, on est parvenu.
Alpine qui n’est pas trop mal, Haas qui est bien.
Et puis notre trio de tête avec évidemment Mercedes loin devant.
Que va-t-il se passer à Miami ?
Là, il va falloir ouvrir vos écoutilles au maximum parce qu’on débarque à Miami donc dans un mois, plus d’un mois, un mois, une semaine, je crois, puisqu’on a l’annulation de deux Grands Prix et là, ça va tout changer.
Fred Vasseur l’a dit, et ça, il va falloir être bien à l’écoute.
C’est un nouveau championnat qui débute parce qu’en un mois, une semaine, tout le monde va arriver avec des évolutions majeures.
Tout le monde a compris, s’est imprégné un petit peu de cette nouvelle réglementation, a compris quelle évolution il fallait apporter.
Et on risque d’avoir un, une, une grille assez différente de ce qu’on a eu, en fait, depuis le début de saison.
Donc, on a hâte de débarquer à Miami dans cette presque deuxième partie de début de championnat, de début de championnat qui démarre.
Et on va voir si Ferrari revient, si McLaren revient, on l’espère, si Red Bull refait son retard et revient dans le game avec notre quatorze, si le peloton se resserre tout simplement.
Et si Aston Martin, qui a réussi à terminer son premier Grand Prix avec Alonso, Fernando Alonso, il a passé la ligne, ça y est.
Un premier Grand Prix fini pour la, le cataclysmique départ d’Aston Martin cette saison, va revenir aussi dans ce milieu de peloton a minima.
Et ben voilà, on se revoit à Miami.
On va déguster cette deuxième partie de début de saison ensemble et ça sera avec Enf1n Bon.
Bien sûr.