
Podcast : F1 Grand Prix d’Autriche 2026

Sommaire de l’épisode
George Russell résiste à Max Verstappen et s’offre une précieuse victoire au Grand Prix d’Autriche !
L’anglais aura bénéficié d’une qualification chaotique avec une décision encore très contestable des commissaires. Après l’épisode de Monaco, en quoi cette pôle sous drapeau jaune pose problème ?
L’homme fort de ce week-end, c’était pourtant bien Max Verstappen sur sa Red Bull qui aura affiché un très gros rythme sur l’ensemble de la course.
Mais où sont passées les Ferrari ? A l’agonie complète, Charles Leclerc aura fait du zèle avec Lewis Hamilton, des batailles inutiles ,mais surtout aucun rythme. Quelle différence avec le circuit de Catalogne pour expliquer cette différence de rythme ?
Racing Bulls assure l’essentiel et prive Gasly pour la première fois de la saison de points ! Silverstone pointe le bout de son nez, avec la récupération d’énergie limitée, à quoi peut-on s’attendre ?
Introduction
Nous allons décortiquer le vainqueur de ce Grand Prix d’Autriche, l’Empire Austro, tout court, évidemment, qui a été le Kaiser de ce week-end, et bien c’était George Russell. Mais que de péripéties, que de spectacles, que de controverses. Voilà le mot exact pour discuter déjà de ces formats qualifications. Forcément, on va en parler. La pole de George Russell, évidemment, qui a eu lieu en qualification. Il faut parler évidemment de ce samedi de qualification avec la pole de George, les Ferrari qui sont placés là, alors qu’on ne les attend pas vraiment par rapport à ce qui s’est passé aux essais.
Donc ça, on va évidemment décortiquer ça, parce que c’est vraiment les prédispositions de ce Grand Prix, avec évidemment Max Verstappen qui part à la faute. Et puis derrière, ce dimanche de course, avec notre Max 2.0, le retour de notre machine robotisée, le Robocop qui était en très grande forme ce week-end, qui va terminer à la deuxième place. On va évidemment décortiquer la performance de Max, décortiquer la performance aussi de Kimi Antonelli, évidemment, qui va terminer troisième de ce Grand Prix.
On va analyser un petit peu tout ça, et puis évidemment, on va faire un petit pamphlet sur les Ferrari, comment le soufflet des qualifications est complètement retombé, et puis on va analyser un petit peu tout ça. On en discute, on en parle, c’est enfin bon, bien sûr!
Une pôle controversée sous drapeau jaune
Alors pour commencer, je vais aborder un point qui est en lien direct mine de rien avec le Grand Prix d’Autriche, mais on va revenir sur ce qui s’est passé évidemment avant. C’est le trophée, la troisième place du Grand Prix de Monaco a été officiellement remise à Pierre Gasly. C’est donc officiel, Pierre Gasly est troisième du Grand Prix de Monaco. Vous l’aurez compris, il y a eu un couac complet par la FIA, qui l’a admis, mais qui quand même derrière fait un peu tout et n’importe quoi. La décision donc avait été prise puisque à Monaco, des pénalités avaient été distribuées à plusieurs pilotes, avait été avoué que finalement le détecteur avait été placé au mauvais endroit, bref un peu trop tôt, donc ça avait infligé des pénalités pour vitesse maximale dépassée dans les stands à beaucoup de pilotes qui avaient été pénalisés.
La totalité de ces pilotes, excepté Pierre Gasly, avait appliqué cette pénalité pendant la course de Monaco, qui est évidemment l’une des plus punitives pour faire ça, et Pierre Gasly lui avait passé la ligne d’arrivée. Évidemment, quand ils se sont tous rendus compte, ils ont tous fait une réclamation. La seule qui est légitime finalement, en tout cas celle qui a été portée vraiment devant les instances, c’était celle d’Alpine et de Gasly, et elle a été acceptée. Sauf qu’évidemment, ça crée un précédent, c’est-à-dire qu’on a pris une décision, on a quelque chose de défectueux, et puis on dit en fait on rétropédale juste pour un pilote.
Et donc les autres, ceux qui ont suivi le règlement aussi, qui ont appliqué leur pénalité, on va la faire clair, ils vont se faire foutre. Maintenant, c’est des conséquences évidemment énormes, et déjà, déjà, on y vient, mais ça, ça dégrade quand même pas mal l’image de la FIA. Pendant que le grand seigneur est en train de négocier pour avoir un mandat éternel à la FIA, c’est ce qui est en train de se passer en ce moment, là en tout cas, les commissaires, il faudra peut-être qu’ils se penchent sur la question, parce qu’ils ne prennent pas des décisions de folie, et lui qui est responsable de ça, puisque c’est le président de la FIA, devrait s’y pencher très clairement.
Bon, on va revenir sur un point essentiel évidemment, on va rebondir là-dessus, les qualifications du Grand Prix d’Autriche, qui ont donné évidemment du spectacle. Alors déjà, parce qu’évidemment, il y a des voitures qu’on n’attendait pas. Pendant les essais libres, très clairement déjà, les Ferrari avaient un rythme quand même pas terrible, pour ne pas dire un peu à la ramasse, et puis on a très bien vu aussi sur les longs relais que ce n’était pas trop ça. Mais globalement, en fait, on voyait les Ferrari pas vraiment devant en format qualification, les Mercedes étaient déjà très fortes, une gamme au-dessus, et Max, notre grand Max, Max ou Robocop, était de retour aux avant-postes, en tout cas, on voyait qu’il avait une grosse performance.
Les qualifs ont lieu, et là, c’est la grosse bataille, derrière, sur un tour lancé, les Ferrari passent la ligne, et qu’est-ce qui se passe? Leclerc, improbable, prend la peau de Lewis Hamilton, qui vient de se placer en second, enfin, vraiment, on est où, là? Mais bon, il y a encore derrière, évidemment, les autres qui doivent passer, les McLaren n’améliorent pas, donc ça se joue évidemment avec les Mercedes et la Red Bull de Max Verstappen, qui, on sait, ont un meilleur chrono. George Russell améliore drastiquement déjà les secteurs, donc il va passer à la ligne première, et là, Max Verstappen part à la faute.
Alors, part à la faute, on y reviendra, ce n’est pas de sa faute, parce qu’en fait, son aérodynamisme l’a lâché, c’est-à-dire qu’en fait, comme c’est de l’aérodynamisme actif, vous savez, l’aileron arrière, il s’ouvre, et puis il se referme, il se déclenche, c’est un peu comme le DRS, lorsqu’on avait dans la ligne droite, sauf que si l’aileron reste coincé, ce qui s’est passé avec Max, il a essayé de le fermer, mais il est resté coincé ouvert, ça veut dire qu’on essaie de prendre un virage avec un DRS, et en fait, on a une perte d’appui tellement énorme, que forcément, ce n’est pas gérable, et encore plus, évidemment, dans un virage à haute vitesse, comme l’avant-dernier virage du Grand Prix d’Autriche.
Donc, notre Max Verstappen qui part à la faute, qui s’envoie dans le mur, et là, évidemment, drapeau jaune, et qu’est-ce qui se passe? Eh bien, George Russell passe la ligne, et il colle deux dixièmes au Ferrari, alors qu’il y a eu le drapeau jaune. Et là, évidemment, derrière, Antonelli, il lui ralentit, les autres ralentissent, et à la surprise générale, et particulièrement des Ferrari de Leclerc et d’Hamilton, eh bien, George Russell a la pole. Et là, vraiment, on se dit, mais what the fuck? Y a-t-il un problème, quand même?
Donc là, on a un pilote qui vient de passer la ligne, et vient de décrocher la pole position, sachant qu’il y a eu un drapeau jaune pendant l’exécution de son tour de qualification. Je rappelle que lorsqu’il y a un drapeau jaune, on ralentit, alors il y a évidemment la télémétrie qui juge à quel point on ralentit, et c’est là qu’ils sont très forts, ces commissaires, pour jouer vraiment sur le détail, mais la réalité, c’est quoi? Eh bien, il y a un danger sur la piste, il y a un drapeau jaune, donc on ralentit significativement, de manière suffisamment significative, pour prévoir de s’arrêter, de ralentir en tout cas drastiquement en cas de danger.
Alors, un drapeau jaune simple, c’est justement ralentir assez significativement, parce qu’il y a un danger probant qui arrive. Alors qu’un double drapeau jaune, et c’est là que c’est subtil, on est censé ralentir significativement, suffisamment pour pouvoir s’arrêter derrière. Donc vous voyez, le degré n’est pas le même. Et c’est là où ça va jouer, c’est que George Russell, lui, il va comprendre que c’est un drapeau jaune, il voit que c’est un drapeau jaune, il va à peine relâcher, donc il va à peine ralentir, et il va passer la ligne, et ça va lui faire perdre très peu de temps.
Alors ça prouve aussi à quel point la Mercedes avait une marge colossale sur les Ferrari, à minima. Et Kimi Antonelli, lui, va croire que c’est un double drapeau jaune. La jeunesse, l’expérience qui paye pour George Russell, par rapport à la jeunesse de Kimi Antonelli sur ce coup-là. Parce que du coup, Kimi Antonelli, il croit que c’est un double drapeau jaune, et il freine drastiquement, évidemment, pour ne pas prendre de risques. Sauf qu’évidemment, quand il passe la ligne, il passe la ligne quatrième, et là, il a les boules, il a les boules complètes, parce qu’il se dit, putain, comment il a fait Russell pour avoir la pole position, c’est pas possible.
Et là, la FIA, évidemment, qu’est-ce qu’elle va faire derrière? Elle va prendre une décision, mais en claqué, en trois minutes, vraiment. Elle va dire, non, non, c’est bon, Russell a ralenti, ça nous va par rapport à la télémétrie. Ce qui est écrit dans les règles, c’est qu’il faut qu’il ralentisse à peu près de 5%. Alors, là, j’invite quand même les gens à regarder l’onboard de George Russell, juste avant qu’il aborde ce virage, et au moment où il aborde ce virage, il n’y a aucun, aucun moment où il a la capacité de réellement freiner, de ralentir, réellement.
Alors, un, la règle, c’est de la merde, et deux, les circonstances, le bon sens, comment dire, auraient préjugé de quelque chose incitant à se dire, ah, quand même, bon, là, accorder une pole quand même sous le drapeau jaune, c’est pas fou. Vraiment, et franchement, cette situation, elle est lunaire. D’abord, il n’y a personne qui apprécie cette pole, il y a une espèce de silence sur la piste. On interview les Ferrari, Vasseur, il est là, il se dit, c’est quand même bizarre. Enfin, à la fois, on est content, parce qu’on n’attendait pas d’être aussi bien classé sur la grille, mais en même temps, le premier à faire la pole sous le drapeau jaune, c’est quand même très bizarre.
Mais bon, on laisse la FIA trancher, enfin bref. Il y a une ambiance un peu bizarre, et nous, on ne peut pas être satisfait, même si George Russell aurait probablement fait une superbe pole. Là, du coup, elle perd de sa valeur. Enfin, ça ne rime à rien. Et là, je me dis, mais bon, là, on sort quand même de l’épisode du fiasco de Monaco, où en gros, on se retrouve avec un Gasly qui a une troisième place, qui est le seul qui n’a pas été pénalisé, alors que tout le monde a été pénalisé, et n’a pas pu récupérer sa place.
Lui, Gasly, on lui a accordé, bref, une injustice complète, malheureusement, même si on adore le français, ça n’a pas de sens. Et puis derrière, on se retrouve avec une situation lunaire, où on donne une pole sous drapeau jaune, mais que fait la FIA? Et là, franchement, quand j’ai regardé cette scène, je me suis dit, il manque quelque chose. En fait, ce qui manque, ce sont des juges, un juge commissaire, en fait. Comme on a un juge arbitre pour un ensemble d’arbitrage dans un sport, il faudrait un juge commissaire.
C’est-à-dire que les commissaires prennent une décision, et derrière, il y a un juge qui tranche en disant, par exemple, là, je crois que vous faites de la merde. Ça aurait été, par exemple, hyper utile dans ce cas-là, de dire, attendez, les gars, on ne va peut-être pas juste, sous le principe que ça ralentit de 5% dans le règlement, accorder la pole quand même à un mec alors qu’on est sous drapeau jaune. En fait, il y a plein de décisions comme ça qui pourraient être tranchées par une espèce d’instance supérieure qui dit, vous avez pris la décision, vous présentez une décision, et moi, je la valide ou je l’invalide, en gros.
Parce que là, c’est une décision ultra contestable, malheureusement. Alors évidemment, ça va complètement conditionner la suite de ce week-end puisque Russell va s’élancer en pole. Les Ferrari improbables, puisque les Ferrari, vraiment, n’avaient pas spécialement de rythme, vont venir s’interpeller en deuxième, troisième place. Mais évidemment, vous avez compris que dans l’équation, Verstappen s’est envoyé dans le mur, donc il va finir en cinquième de ses qualifications. Et Antonelli ne va pas pouvoir finir son tour, sinon il aurait été classifié devant les Ferrari, ce qui aurait redispatché les Ferrari à la quatrième et cinquième place. Et ça, on va en discuter justement pour la suite.
Verstappen en fauteur de troubles
La suite c’est quoi? Avant d’abord, évidemment, l’épisode de Ferrari qui va être particulièrement savoureux, comme on dit, je me l’en léche les babines. On va à savoir évidemment le point des trois protagonistes qui vont vraiment animer ce dimanche de course, c’est George Russell, Max Verstappen et Kimi Antonelli. Déjà un point important évidemment, George Russell il a sécurisé la pole mais la réalité c’est qu’encore une fois Kimi Antonelli était un poil, un chouillet, plus rapide. Et je pense qu’il était à deux doigts de faire la pole, en tout cas, devant son coéquipier.
Heureusement le drapeau jaune, ça l’a éliminé de l’équation, ça le place en quatrième place sur la grille sur un circuit où c’est pas si facile de dépasser. Alors, c’est un circuit, on peut dépasser en Autriche, mais on peut perdre un peu de temps à batailler, quand même, avant de dépasser, et c’est ce qui va se passer pour Kimi Antonelli. Et Max Verstappen, eh bien, il s’est lui-même éjecté de l’équation avec ce problème malheureusement d’aileron qui s’est resté ouvert.
Et donc finalement, les deux protagonistes qui pouvaient rivaliser avec George Russell, se retrouvent en 4e et 5e place sur la grille. Qu’est-ce qui va se passer? Et exactement ce qui doit se passer. On va avoir un mauvais départ, et c’est là où il y a une deuxième erreur de jeunesse de Kimi Antonelli. La première, on l’a dit, c’est l’interprétation de ce drapeau jaune en double drapeau jaune. La deuxième, ça va être ce départ où il va être trop pressé. Il est quatrième, il sait que Russell est premier et il est conscient que son adversaire, c’est Russell. Il sait qu’il a la meilleure monoplace du plateau et là il va essayer de pousser vraiment dans les premiers virages. Il va prendre un peu trop de risques, il va sortir de piste et puis finalement il va céder sa place déjà à Max Verstappen et il va finalement trop forcer et il va aussi taper un petit peu trop dans Kimi Antonelli sur ce premier relais ce qui ne va pas le mettre dans des bonnes dispositions.
Et finalement il va traîner ce problème puisqu’il va faire une remontée dès la fin de son premier relais où ses autres relais vont bien mieux se passer et il va afficher un rythme assez impressionnant, il faut le dire, proche de celui de Max Verstappen qui aura lui aussi un rythme impressionnant. Seulement voilà, il aura un peu hypothéqué ses changements d’approche lors de ses premiers relais où il va être un peu trop pétulant, on va dire, sur les premiers virages. Manque de patience, manque de lucidité pour l’Italien.
D’ailleurs, on va avoir ces deux hommes qui vont sortir du lot, puisqu’on va le voir plus tard les Ferrari vont très vite sortir de cette équation et de ce haut du peloton. Et une fois les Ferrari sortis de cette équation, il va nous rester George Russell, Max Verstappen et Kimi Antonelli. Et c’est là qu’on va avoir clairement un rythme incroyable de Max Verstappen qui va petit à petit, petit à petit, revenir sur George Russell. Et petit à petit on va voir Kimi Antonelli qui va suivre la cadence en fait de Max Verstappen. Heureusement la Mercedes est encore au-dessus, mais sur ce week-end de course, chapeau à George Russell qui réussit son Grand Prix de maîtrise.
Max qui était vraiment impressionnant sur ces traces, ses règles à sa vitesse. On en parlera aussi, il y a Yuki Tsunoda qui a quand même terminé 6e de la course, c’est l’une de ses meilleures places de la saison donc c’est super beau ce week-end pour lui. Mais ma remarque est que Max était impressionnant dans ses chronos dans son rythme de course et on retrouve encore une fois un schéma qui est quand même un peu inquiétant pour George Russell.
Alors on va, on va y venir, le dimanche de course évidemment George Russell va réussir à remporter le Grand Prix, seulement il va quand même bénéficier du matelas que lui aura laissé le début de course et des batailles que va notamment avoir Lewis Hamilton avec Max Verstappen et Kimi Antonelli pour avoir cette possibilité finalement d’avoir ce gap. Ce gap va se réduire et va passer de 10 secondes à 2 secondes sur la ligne, c’est-à-dire à quel point, et je ne pense pas que j’exagère, à quel point il est encore en difficultés sur ces autres relais et c’est un schéma qui se répète.
Ça fait quand même trois fois, entre le Canada, l’Espagne et ici en Autriche. On a toujours un petit peu le même schéma qui se reproduit, à savoir Russell rapide sur le premier relais et ensuite en difficultés plus sur ces deux autres relais pour maintenir ce rythme sur ces fins de relais où ces pneus souffrent un plus, quoi. Et il était encore plus en souffrance évidemment que les deux autres et ça s’est vu. Voilà l’arrière qui déchasse et là le train arrière c’était la clé de ce week-end de course au Grand Prix d’Autriche et c’est là où il a souffert sur ces deux autres relais.
Russell va tenir et va remporter cette victoire. Mine de rien, il aura eu voilà, il a bénéficié des circonstances encore une fois. C’est un placement qui le met devant son équipier et on est satisfait pour lui parce que ça remet dans des bonnes dispositions, ça relance un petit peu cette bataille au niveau du championnat. Il revient à 40 points, il est encore loin mais il remporte cette victoire qui le met bien en confiance. Mais il y a un gros mais sur ce week-end de course. Bon, déjà, ni lui ni Kimi Antonelli, il n’était l’homme le plus rapide de ce week-end, c’était clairement Max Verstappen.
Mais mon sentiment Max Verstappen malgré cette belle forme que le Red Bull a affichée au Red Bull Ring, il est hors course, je pense, au niveau championnat du monde, c’est trop loin pour lui, c’est assez beaucoup trop compliqué, je ne le vois pas du tout revenir. Mais surtout, Kimi Antonelli était encore plus rapide que son coéquipier sur l’ensemble de la course, il a juste, il était juste moins bien placé sur la grille et par des faits de courses. Et je trouve que tout ça n’est pas très rassurant pour l’instant, encore, pour George Russell qui, pour moi, n’a pas encore affiché, à part au premier Grand Prix, en fait, en Australie, une vitesse vraiment supérieure à son coéquipier, une maîtrise supérieure à son coéquipier. Et là, bah ouais, c’est pas si facile, le problème n’est pas réglé, en tout cas, pas par une simple victoire.
Ferrari en déroute totale
Allez, on rentre évidemment dans le reste du sujet. Alors déjà, on l’a dit, un chapeau bas à Max Verstappen et à Red Bull, qui ont vraiment surclassé ce Grand Prix. Alors, en termes de rythme de course et au niveau des data analyses, c’est très clair, l’homme le plus rapide, c’était Max Verstappen. Le deuxième plus rapide, globalement, c’était Kimi Antonelli et le troisième, c’était George Russell. Mais ça finit pas toujours comme ça, parce que les qualifications, elles ont une importance.
Et c’est aussi l’intérêt, enfin je trouve que c’est quand même mieux d’avoir retrouvé ce degré d’importance sur la grille de départ, puisqu’on l’a dit au début, c’était un peu le zoo avec le power boost de la Ferrari, qui systématiquement prenait la tête au premier virage. Bon là, c’est quand même plus intéressant, quand même, non pas d’avoir une grille figée, mais d’avoir des départs un peu plus, on va dire, conventionnels. Voilà, que le mec qui est premier sur la grille ne soit pas dixième au premier virage.
Donc voilà, et là, on se retrouvait avec un schéma où on sort quand même d’une victoire avec Lewis Hamilton. Donc, qu’est-ce qu’on attendait de la Ferrari? Il y avait quand même de gros espoirs. Moi-même, j’ai été très surpris, parce qu’il y avait des degrés de température énormes, et c’est ce qui avait beaucoup géré Ferrari en Espagne. J’avoue, moi-même, je me suis forvoyé, comme on dit. Je me suis bien planté, parce que c’est là où la finesse, en fait, il y a tellement de paramètres qui rentrent en compte, en fait, dans les différents circuits et sur les différentes pistes, qu’en fait, on ne peut jamais tirer une conclusion hâtive du résultat d’un Grand Prix.
On l’a dit après Barcelone, quand même, c’est ma toute petite nuance, ma porte par laquelle je peux m’échapper. C’était que la Mercedes restait l’équipe de référence et qu’il ne fallait pas s’attendre à ce que Lewis éclate le championnat d’un coup. Mais là où j’étais surpris, en effet, c’est que je pensais que la dégradation pneumatique allait être bien gérée par la Ferrari, et là, on a assisté à un calvaire. Alors, un calvaire de Lewis autant que Charles Leclerc, qui, évidemment, a vécu un calvaire, lui, sur la course totale. Mais, de toute façon, ce n’était pas mieux ni pour l’un ni pour l’autre.
Les deux ont vécu un calvaire sur la dégradation pneumatique de leurs pneus arrière, qui est un point essentiel, on l’a dit, de ce circuit. Et qu’est-ce qui a changé? La température, évidemment, était très élevée. On l’a dit, c’était une canicule en Autriche. Mais, en fait, la différence par rapport au Grand Prix d’Espagne, c’est quoi? C’est la hauteur, finalement, parce que, quand même, on se retrouve à une altitude plus élevée. Donc, la température, mine de rien, elle est un peu plus douce. On a une capacité, en tout cas, pour la piste, de récupérer, se rafraîchir pendant la nuit à minima, ce qui n’était pas le cas du tout de Barcelone.
Et ça, c’est un premier point. Puisqu’on est dans les montagnes, au Red Bull Ring. Et puis, il y a un deuxième point, c’est la différence de bitume. En Espagne, le bitume est noir. Et ça, le bitume noir, ça absorbe l’énergie, ça absorbe la chaleur, et ça la conserve, en fait. Et du coup, le bitume, il est brûlant, et la température de piste est beaucoup plus élevée. Là, on a un bitume beaucoup plus clair en Autriche, ce qui fait qu’en fait, la température, elle a été beaucoup moindre.
Et en fait, ces deux facteurs vont faire que la dégradation pneumatique va être importante, parce que la chaleur va être quand même importante sur la piste, mais ce n’est pas du tout la même qu’à Barcelone. Et est-ce que, pour autant, la Ferrari aurait été bonne, même si la température aurait été plus élevée sur une piste moins dans l’altitude? Je ne sais pas, parce qu’en fait, la dégradation pneumatique de la Ferrari a été catastrophique ce week-end.
Le dimanche, ça a été vraiment une purge pour les deux pilotes Ferrari, et là, il n’y avait pas vraiment de solution. Pourquoi? Parce qu’en fait, on se rend compte que c’est surtout la fenêtre de température du pneumatique qui est très, très infime, et en fait, quand on sort de cette fenêtre, on surchauffe. Là, c’était le cas de Ferrari, par exemple, qui ont toutes les deux surchauffé du pneu arrière, et en fait, on a une dégradation tellement excessive que ce n’est pas gérable, et on ne peut pas mettre de rythme.
En fait, les Ferrari, elles se sont retrouvées dans un moment où, dès qu’elles mettent du rythme, ça a été le cas sur leur premier relais, et c’est là qu’on va voir Lewis Hamilton. C’est pour ça qu’il rentre au stand. Lewis Hamilton va faire un très bon départ. Alors là, il va venir imposer son style sur Charles Leclerc, il va venir le tasser, l’envoyer directement à la quatrième place. Ça ne joue pas de teamplay entre les deux boys de Ferrari. Là, on sent que c’est en mode couteau tiré, parce que Lewis, il a été en mindset « Je vais chercher cette victoire. Moi, mon but, c’est d’être le mieux classé. Je veux mes 25 points. »
Après, la désillusion va arriver pour les deux pilotes, très rapidement, de toute façon. Les deux pilotes vont progresser, et là, Lewis Hamilton, en fait, il va tout simplement essayer de suivre le rythme de George Russell. Seulement, voilà, il n’a pas du tout, la Ferrari n’a pas du tout ce rythme, ce week-end, ni chez Leclerc, ni Lewis Hamilton, et Lewis Hamilton, en deuxième position, il va tellement perdre sur ses pneus, tellement perdre de temps, tellement dégrader ses pneus, qu’il va devoir rentrer, alors je ne sais plus exactement, mais il me semble que c’est au 12e tour, au 13e tour, sur 78, avec ses pneus mediums, pour chausser des pneus tendres.
Alors, pourquoi des pneus tendres? Parce que Lewis Hamilton, vous savez, on a une allocation pneumatique de certains trains de pneus. On a des mediums, des hards, des tendres. Ça, c’est la gamme plus tendre. Ça veut dire qu’on va plus vite avec, mais ça se dégrade plus vite. Quand c’est medium, c’est le juste milieu, et les hards, ça veut dire qu’on va moins vite, normalement, mais qu’on peut faire durer ses pneus plus longtemps. Donc, c’est toute la stratégie pneumatique en Formule 1.
Bref, et là, Lewis Hamilton, il est forcé de rentrer, il est forcé de rentrer pour passer en pneu tendre, parce qu’en fait, il n’a plus de medium. Et oui, donc la seule solution, c’est de passer en tendre, parce qu’après, il va devoir mettre des hards pour terminer la course. Et là, ça va être un long calvaire pour Ferrari, parce que Lewis Hamilton va rentrer avec des pneus tendres, et derrière, son rythme ne va pas être fou. Il va être bien, mais il ne va pas être fou.
Et puis, il va être les 3-10e, je crois, c’est ça, 3-4-10e plus rapide, Lewis Hamilton, en rentrant plus tôt au stand, que les hommes de tête. Et là, on va très vite comprendre que la Ferrari, elle ne peut pas tenir, en fait. Et ça, Lewis Hamilton, la force au moins, c’est qu’il l’aura compris dès son premier arrêt. C’est-à-dire qu’il va essayer de trop pousser sur son premier arrêt, et il va se rendre compte que ce n’est pas possible, en fait, ça ne tient pas. En fait, je vais revenir à mon rythme normal. Et en fait, une fois qu’il aura passé son rythme normal, déjà, il va être complètement éliminé du top 3 dont on a parlé, qui est un rythme largement supérieur à lui.
Et puis, à la fin, en fait, il ne va même pas tenir contre Oscar Piastri, dont les deux McLaren qui ont disposé d’un rythme intéressant. La McLaren, qui est toujours la force sûre, on va dire. La McLaren, si on regarde un petit peu ses forces et ses faiblesses, elle est plutôt bonne un peu partout, mais ce n’est pas la meilleure partout, que ce soit virage lent, virage rapide, virage à moyenne vitesse, motricité, tout. En fait, c’est une voiture plutôt bonne partout, mais qui n’excelle pas dans un domaine, alors que d’autres voitures excellent dans certains domaines.
Donc, selon les circuits, elle arrive toujours à plus ou moins bien se placer. Et là, Oscar Piastri est venu, du coup, chercher quand même sécuriser cette quatrième place. Écoutez, pour McLaren, ça reste une bonne place. Mais il y en a un qui va franchement douiller, c’est Charles Leclerc, on l’aura tous vu, c’était l’agonie pour le Monégasque, l’agonie. Deuxième, donc, sur la grille, inespéré pour Charles Leclerc. Alors, pourquoi inespéré pour cette qualif? On va quand même revenir là-dessus, parce que ça va quand même expliquer la physionomie de ce dimanche de course pour lui.
Il a laissé son baquet pendant les essais libres 1 à Beganovic. Donc, ça veut dire que pendant la saison, les pilotes sont dans l’obligation de laisser à des rookies, sur une séance d’essai libre 1, leur place. Ils choisissent évidemment ce circuit. Là, évidemment, assez logiquement, c’est un choix intelligent pour Leclerc, il l’a laissé sur un circuit qu’il connaît par cœur. L’Autriche, c’est un circuit vraiment qui est vu, revu, où vraiment les pilotes, on leur repère. Et il a laissé cette séance d’essai libre 1 à Beganovic.
Seulement, voilà, qu’est-ce qui s’est passé? En arrivant en Autriche, la Ferrari n’a pas trop de rythme. Du coup, il faut faire pas mal de bidouillages, de configurations. Beganovic, lui, a été chargé d’un programme qui est probablement validé des évolutions, en tout cas, sur la Ferrari, ou testé certaines choses. Donc, rien à voir, en tout cas, avec les paramètres, les réglages de Charles Leclerc. Et Charles Leclerc, lui, derrière, il se place. Il vient d’accrocher déjà cette deuxième place inespérée.
Il se qualifie devant Lewis Hamilton. Pour lui, c’est une super qualif, franchement, avec une séance d’essai libre moins que Lewis. Seulement, derrière, en fait, il va souffrir de cette inexpérience, de cette séance, qu’il n’aura pas faite en plus. Et du choix de Ferrari, parce que Ferrari, en manque de rythme, Charles Leclerc va se lancer sur une tentative à deux arrêts. Tentative à deux arrêts qu’il va essayer, malgré son manque de rythme, de tenir. Et en fait, sa dégradation pneumatique, elle va être catastrophique.
Il va se faire dépasser par tout le monde à la suite. Max Verstappen, Kimi Antonelli, puis Lewis Hamilton avec une bataille, honnêtement, sur le baquet de Ferrari, dont on se serait bien passé. Parce que cette bataille entre les deux pilotes, quand ils sont tous les deux à l’agonie sur leurs pneus, elle sert strictement à rien. Je pense que Charles, il a eu vraiment les boules de se faire tasser un petit peu comme ça au départ du Grand Prix d’Autriche. Et il a voulu un peu ne pas faciliter la tâche de Lewis Hamilton. Mais enfin là, franchement, les gars, vous êtes tous les deux à l’agonie.
Cette bataille, cette perte de temps est inutile. Est-ce que Lewis Hamilton aurait pu finir pour autant devant Oscar Piastri? Je ne sais pas, mais en tout cas, il aurait pu être plus proche, il aurait pu se discuter. Bon, Charles Leclerc, de toute façon, il était aux fraises. Mais évidemment, on l’a dit, là, Charles Leclerc qui va s’acharner sur cette stratégie à deux arrêts jusqu’au point de non-retour, le point où il se fait déposer par Hadjar, puis par Norris. Et là, concrètement, qu’est-ce qui se passe? Il est huitième, donc derrière lui, il n’y a plus personne, il n’y a plus que Lawson qui est à 40 secondes.
Donc bon, autant rentrer au stand. Il va rentrer au stand et puis il va terminer le Grand Prix comme ça, à cette huitième place. Cinquième et huitième, Lewis Hamilton et Charles Leclerc qui auront subi concrètement sur ce circuit. Ce que ça nous apprend, c’est qu’il ne faut jamais tirer de conclusions hâtives. Il faut vraiment analyser avec prudence chacune des prestations. Après, honnêtement, est-ce que la prestation de Charles Leclerc est beaucoup plus catastrophique que celle de Lewis Hamilton? Ouais, fou. Il est huitième, l’autre est cinquième. Ok, il y a un gap entre les deux, mais bon, en termes de rythme, c’était assez similaire.
Charles Leclerc s’est qualifié mieux. Pour moi, ce n’est pas encore la sonnette d’alarme, même si, évidemment, Leclerc, lui, il s’est pugilat et derrière, sur les médias, évidemment, le compte n’y est pas sur l’ensemble des derniers Grands Prix. Mais là, de toute façon, au Grand Prix d’Autriche, aucun des deux n’est satisfait, ni eux, ni la Scuderia de ce Grand Prix pour eux qui a oublié.
Conclusion : A quoi s’attendre à Silverstone ?
Comment ça se paramètre tout ça? Déjà on va faire un dernier hippylog quand même, c’est la fin de l’analyse. Sur ce Grand Prix on va quand même parler de Yuki Tsunoda, qui a marqué de gros points et de Alpine. C’est à peu à peu quand même que notre petit Gasly ne sera pas dans les points. Malheureusement alors qu’il a effectué jusque là un parcours dans les points, malheureusement Pierre Gasly qui n’a pas pu terminer dans les points, l’Alpine qui n’avait tout simplement pas le rythme et surtout la Racing Bull qui avait un rythme très impressionnant.
Lawnson et Iwabuchi qui s’affichaient 9e et 10e qui étaient vraiment au-dessus de ce milieu de peloton au Red Bull Ring et qui ont vraiment assuré cette 9e et 10e place autant sur la grille qu’en course, il n’y avait pas vraiment de discussion là-dessus. Ils étaient assez serrés les deux, honnêtement. Et puis, ça leur rapporte quand même 3 points, c’est toujours bon à prendre. Mais bon, j’aimerais bien vous parler évidemment de l’ensemble de l’autre milieu de peloton, mais je juge. On en a déjà parlé au podcast précédent, la réalisation c’est pas améliorée, la réalisation crache toujours sur tout ce qui n’est pas dans le top 8.
Donc là, on a été vraiment vampirisé sur les 8 premiers du plateau, principalement, on peut dire même sur les 4 premiers. Sur les Ferrari on va dire Kimi Antonelli, et puis George Russell, les Mercedes qu’on peut dire qu’on a vu ces 5 là pendant à peu près toute la totalité du reportage. Donc voilà, toujours pareil, on n’est pas capable de nous montrer un petit peu ce qui se passe sur le reste du peloton, c’est un peu embêtant franchement et c’est assez dégradant, la réalisation qui perdue malheureusement.
Bon, prochain Grand Prix en Grande-Bretagne, qu’est-ce qu’on peut analyser de ce Grand Prix d’Autriche? Alors, au Grand Prix d’Autriche l’analyse il est clair, la Ferrari elle a quand même une adhérence assez incroyable dans les virages à base et moyen de vitesse. La McLaren on l’a dit, elle est un peu bonne partout. La Red Bull a une vitesse de pointe incroyable et tout ça c’est ce qu’elle avait en Autriche et puis la Mercedes, c’est un peu la meilleure partout.
Bon, qu’est-ce qu’on peut espérer en Grande-Bretagne dans tout ça? En Grande-Bretagne, j’ai un peu peur malheureusement que la Mercedes soit largement dominante par rapport à l’ensemble des trois autres écuries. Pourquoi? Et on va vous dire, c’est un circuit un petit peu particulier, c’est un circuit quand même où en Grande-Bretagne on a une grosse partie du circuit quand même qui se joue à fond les freinages. Copse, pardon, désolé, jamais pas à le dire.
Tactiquement donc, les freinages, sur lequel, normalement, on tire quand même beaucoup, et derrière, il y a une longue ligne droite. En fait, la problématique là qui va se poser pour l’ensemble des écuries du plateau, ça va être la recharge. En fait, la capacité de recharge, c’est sur des zones de freinage. Et donc en fait, à quel point la recharge est optimale et elle permet de récupérer un maximum d’énergie, plus d’énergie que les autres globalement pour pouvoir la réutiliser derrière. Et à ce petit jeu, Mercedes est quand même loin devant.
En tout cas, ils ont largement optimisé cette partie-là. Et j’ai peur que bah qu’il y ait un il n’y a pas de combat comme on dit quoi. Mais bon, écoutez, on ne sait jamais, il faut rester optimiste. On espère que les Ferrari arrivent, on fait un petit come-back, que notre Max va capitaliser avec la Red Bull sur ces évolutions qui ont payé, et que McLaren va rester la force du plateau qui est toujours présente, on va dire.
Eh bien, on se donne rendez-vous dès ce week-end pour le Grand Prix de Silverstone. Attention, il y a beaucoup d’anglais. Norris, Russell, Hamilton, ils seront attendus et on va se régaler et c’était avec enfin bon, bien sûr!