Podcast : F1 Grand Prix de Barcelone 2026

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Podcast : F1 Grand Prix de Barcelone 2026
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Victoire historique et sans contestation de Lewis Hamilton au Grand Prix de F1 de Barcelone.

Les évolutions de la Scuderia Ferrari la placent-elles désormais au même niveau que les Mercedes ?

Auteure d’une stratégie agressive, la Scuderia a tiré profit de la situation, a-t-elle fait le meilleur choix à Barcelone ?

Premier abandon pour Kimi Antonelli, mais avant cela, personne n’aura oublié qu’il aura à nouveau dépassé son coéquipier George Russell, en grande difficulté en fin de relais avec ses pneus.

Si Lewis Hamilton a su se mettre en valeur, ce n’est pas le cas de Charles Leclerc, qui souffre depuis désormais trois Grands Prix. Faut-il ou non s’affoler pour le Monégasque ?

Difficile de suivre la bataille du milieu de peloton face à une réalisation axée seulement sur les voitures aux avant-postes : pourquoi la réalisation 2026 déçoit.

Prochain Grand Prix en Autriche, où les températures élevées devraient à nouveau avantager la Scuderia.



Transcription complète de l’audio

Introduction

40°C au plus haut. C’est à peu près la même température qu’il y avait sur la piste mais beaucoup plus encore dans nos cœurs à Barcelone avec la victoire exceptionnelle, le coup de tonnerre. Je pense que c’est le premier coup de tonnerre de la saison. Lewis Hamilton qui remporte sa première victoire avec la Scuderia Ferrari. Nous avons eu cette hégémonie d’Antonelli qui a vraiment dominé la F1, désormais la victoire de Lewis, franchement, on ne la voyait pas venir. Même s’il est en train de monter en puissance, nous allons voir comment tous les indicateurs ont été passés au crible pour que Lewis 2.0 revienne au combat.

Désormais, Lewis est installé à cette deuxième place, mais surtout qu’il y a une deuxième place au championnat du monde, mais surtout qu’il y a son nom dans l’histoire grâce à cette victoire vraiment incroyable avec la Scuderia Ferrari. Nous allons évidemment revenir sur les évolutions que Ferrari a payées. Nous allons aussi parler de la concurrence, à savoir Mercedes, qui a été plutôt flamboyante puis assez en difficulté. Nous allons le voir. Nous allons aussi évidemment noter le prometteur petit coureur du championnat avec le deuxième coureur.

On va dire qu’il y a eu la domination de Mercedes, désormais il y a eu la domination d’Antonelli en Espagne. Mais nous allons décortiquer ce qui s’est passé avant parce que c’est un point très important. Norris toujours dans les bons wagons derrière, ça a été très compliqué notamment pour Charles Leclerc et le parallèle évidemment avec Hamilton depuis trois grands prix, et compliqué pour le Monégasque qui encore une fois marque 1,0 point et qui aura eu un week-end assez compliqué dans l’ensemble.

Nous allons revenir là-dessus, nous venons d’essayer les belles performances derrière du peloton, Alpine, Racing Bull, et puis nous ferons un petit pamphlet en fait sur la réalisation qui se montre un peu décevante en général. Là, pour l’instant depuis le début de saison, nous avons moins bien, il faut passer un cap, il faut commencer à couvrir un peu tout le circuit et pas seulement une partie. Nous décortiquons tout ça, c’est enfin bon bien sûr.

Hamilton et Ferrari écrasent la concurrence

Bon évidemment c’est le choc, on l’a entendu sur toutes les radios, on l’a entendu évidemment sur toutes les chaînes, sur tous les supports possibles, la victoire de Lewis Hamilton le week-end du Grand Prix de Barcelone, le dernier week-end en date donc qui a eu lieu, et quelle victoire de Lewis qui aura montré bien tout simplement que 1, il était back in the game, il s’était vraiment remis la tête à l’endroit après une, on veut dire, l’année dernière, une année très compliquée, et surtout il a montré en fait que les évolutions que Ferrari a amenées ce week-end, puisque Ferrari est arrivé avec un package d’évolutions, ont payé aussi.

Alors vous allez voir ça va être assez yo-yo cette année forcément, parce que c’est l’une des premières années, il y a beaucoup d’évolutions qui sont apportées en fait par chacune des écuries, il y a beaucoup de marge de manœuvre, de performances qui vont être trouvées à droite à gauche, donc c’est pour ça qu’on a un petit peu des variations comme ça, d’écurie à écurie, selon les différents packages qui sont amenés. Désormais je pense que avant l’Angleterre Silverstone, la Ferrari sera donc avec l’un des meilleurs packages, alors on était sorti de Monaco un peu déçu de la Scuderia Ferrari, parce qu’on l’attendait en fait plus haut, mais aussi avant il y avait eu pas mal d’évolutions qui avaient été apportées sur notamment la Mercedes, et finalement la Ferrari, elle était plus en retrait.

Lewis Hamilton avait évidemment été chercher cette deuxième place, mais on sentait pas du tout qu’il pouvait inquiéter Kimi Antonelli au Grand Prix au Grand Prix de Monaco, pourtant c’était un tracé sinueux, pourtant c’était un tracé qui correspond à la voiture qui a le meilleur package aéros normalement du plateau, c’était la Scuderia. Seulement voilà, on est arrivé du coup en Espagne avec une avec un circuit qui est plutôt axé sur des virages lents et moyenne vitesse, on n’a pas beaucoup de virages à haute vitesse en Espagne, c’est plutôt basse et moyenne vitesse, qui avantage plutôt la Scuderia.

Et surtout, surtout, en plus des packages aérodynamiques qu’on va voir, qui vont être amenés sur la Scuderia et qui vont l’amener déjà à seulement moins d’un dixième sur la qualification de la première place. Lewis est déjà sur la grille, alors attendez que je regarde très précisément l’écart, mais il était à 64 millièmes seulement de George Russell en qualification, donc extrêmement proche déjà Lewis Hamilton. Déjà que la Scuderia soit aussi proche de la Mercedes, sachant que la Mercedes, on a l’impression qu’elle a un Godmode en qualif, c’était déjà de bonne augure pour la Scuderia je pense.

Mais aussi surtout le rythme derrière en fait, qui s’est imprégné, et on a senti donc que la Scuderia, non, en plus elle était rapide, mais en plus elle s’est servie de ses conditions sur ce circuit de Catalogne pour imprégner un rythme rapide, avec une dégradation qui était un peu inférieure, en tout cas une meilleure gestion de la dégradation pneumatique que ses adversaires, et ça on va le voir tout le long, on a assisté à un grand prix avec du coup des températures très lourdes, on connaît ça, puisqu’on est en train de littéralement de suffoquer, je suis en train de mourir, j’aimerais être dans un frigo là.

Alors petite parenthèse évidemment, mais donc la Ferrari qui va être donc très rapide, mais qui en plus va imprégner un gros rythme, on va sortir Lewis Hamilton qui va garder cette pression vers George Russell après son départ, un George qui va réussir à tenir la place, on a passé cette phase aussi, où la Scuderia a cet avantage au départ, on l’a dit au départ, c’était quand même un sketch, les premiers grands prix de la saison à cet avantage de turbo boost qu’avait la Scuderia, et notamment toutes les voitures qui étaient motorisées Ferrari, mais spécifiquement la Scuderia, qu’on l’a dit, qui a conçu du coup un moteur un peu plus compact qui lui permettait d’envoyer plus rapidement des tours et donc de partir plus vite.

On a eu ces cinq secondes qui ont été appliquées au règlement, et la Scuderia derrière ne bénéficie plus d’un tel avantage, on sent que tout le monde a un petit peu à régler cette histoire de départ, et désormais bon, la place sur la grille de départ reprend de la valeur et reprend son importance, donc les qualifications ont à nouveau une grande valeur, même si on a toujours des départs ratés à droite à gauche, de personnes qui n’arrivent pas à démarrer correctement, mais globalement c’est ça.

Il y a aussi un paramètre important, c’est qu’une fois que donc la course est lancée, Lewis Hamilton, qui va maintenir donc un bon rythme derrière George Russell, va choisir donc de basculer sur une stratégie à trois arrêts au stand, il va rentrer très tôt, et là Mercedes va être confrontée à une problématique. Comment elle n’a pas pu réagir à ça? Ben ça c’est très simple, l’undercut était évidemment très important à Barcelone, parce que dès qu’on rentrait au stand avec des pneus plus frais, comme la dégradation était très forte, parce que la chaleur était très forte, le gain était tout de suite énorme.

Seulement voilà, on ne peut pas couvrir Lewis, parce que si on couvre Lewis, il faut aussi qu’on couvre Kimi Antonelli. Or George Russell et son équipe, son staff en tout cas, ils ont la tête, les yeux rivés sur Kimi Antonelli, et sur le deuxième arrêt, ils ne vont pas pouvoir couvrir la stratégie de Lewis, et parce que Kimi Antonelli sera revenu dans les rétroviseurs, et à ce moment-là, rentrer au stand, ça veut dire ressortir derrière Lewis Hamilton, et George Russell va donc décider de rester en piste devant Kimi Antonelli.

Et puis après on a vu ce qu’il s’est passé évidemment, et Lewis Hamilton donc, il va partir sur une stratégie ultra agressive, et ça va être finalement déjà là où la victoire va se dessiner pour Ferrari, parce que avec le rythme qui va imprégner sur cette stratégie à trois arrêts au lieu de deux, qui était peut-être d’ailleurs la meilleure stratégie, parce qu’en fait on se rend compte que globalement, le gap était tellement énorme une fois qu’on a mis des pneus frais, que c’était probablement la meilleure stratégie, ce week-end de course en tout cas à Barcelone.

Et tous ceux qui sont partis sur des arrêts à deux, la stratégie a beaucoup moins réussi, et ça va être finalement le cadre d’un peu toute la concurrence, c’est là où déjà la lecture de course va être très intelligente de la part de Ferrari, d’Ascuderia, et de Lewis Hamilton, c’est de partir sur cette stratégie ultra agressive avec ce rythme de course, va emmener Lewis Hamilton déjà un peu vers la victoire.

Et puis derrière évidemment, bon on l’a vu, il va être favorisé par ces circonstances de ce course, on sait qu’en ce début de saison, mais c’est un point important aussi qu’il faut prendre en compte, et il y a énormément d’abandons, il y a énormément de problèmes de fiabilité, on y reviendra d’ailleurs sur la partie avec Kimi, et donc Lewis Hamilton va profiter d’une voiture de sécurité virtuelle, il va rentrer au stand, et là il va ressortir devant George Russell avec des pneus neufs, et là ça va être impressionnant.

Parce qu’à jeu égal, il n’y aura absolument pas photo, Lewis Hamilton va s’envoler, et là on va comprendre réellement que la Ferrari, ce week-end pardon, est largement au-dessus de la Mercedes, et il va creuser un écart énorme, c’est près d’une seconde au tour en rythme pour Lewis Hamilton face à George Russell, George Russell qui va même être en très grande difficulté et va devoir après affronter son coéquipier.

Lewis Hamilton finalement s’empare de cette victoire, évidemment marque le coup, donne 25 points, on l’a vu, Kimi Antonelli a été hors jeu, a dû abandonner, pour lui c’est 25 points de repris sur le leader. Mine de rien, mine de rien, le game change un peu, on se rend compte que bah, Ferrari a encore du gras à moudre comme on dit, mais surtout à une très belle voiture, et surtout on revoit un Lewis des grands jours, et quel plaisir et quel bonheur.

J’avais ma petite larmichette presque sur le podium avec Lewis en larmes, il l’a compris Lewis, c’est le rêve de tout pilote, aller chez Ferrari et remporter une victoire, il l’a fait, il l’a fait, maintenant il va falloir amener, capitaliser on va dire sur cette belle performance et marquer le coup, on sait que s’il est en mode robot, Lewis, s’il passe en mode je veux le titre et qu’il garde ce même niveau, on va se régaler.

Antonelli abandonne mais dompte Russell

Voilà donc Lewis qui revient, on l’a dit, à rattraper un point de Kimi Antonelli. Ça reste encore assez loin, évidemment, parce qu’on a eu un début de saison de Lewis un peu plus timide, on va dire. Et évidemment, il y a ce réveil depuis trois Grands Prix, d’ailleurs qui concorde avec l’affaiblissement de son coéquipier.

Néanmoins, on est obligé de regarder aussi un autre événement majeur qui s’est passé, c’est le duel des deux Mercedes avec l’abandon de Kimi Antonelli. Et là, on revient un petit peu sur cette phase. En ce début de saison, il y a beaucoup, beaucoup de problèmes de fiabilité. On a eu le coup de tonnerre avec le problème de George Russell, évidemment au Canada. Nouveau problème cette fois, mais pour Kimi Antonelli, ça fait deux abandons quand même pour Mercedes.

Là où Ferrari en a connu qu’un seul, c’est aussi une des phases importantes. Ça va être la fiabilité, évidemment, dans ce championnat du monde. Et la fiabilité, pour l’instant, c’est Ferrari qui a la plus grande fiabilité du plateau. Et ça a payé ce week-end.

Mais bon, notre duel Kimi Antonelli-George Russell, on ne peut pas l’édulcorer. On ne peut pas, évidemment, juste passer à autre chose pour le simple fait que George Russell ait passé la ligne. Et Kimi Antonelli ne l’a pas, parce qu’on va analyser forcément ce qui s’est passé avant. Et évidemment, ce qui va impacter le mental de George.

On a eu le départ, évidemment, très belle pole position de George Russell. On se dit George Russell back in the game. Ça y est, il a remis les pendules à l’heure. Il est revenu un petit peu et s’est remis en selle. Et déjà, il fait la pole avec à peu près 3 à 4 dixièmes d’avance sur Kimi Antonelli.

Pour lui, c’était, on l’a dit, une étape clé de revenir à minima sur ce Grand Prix pour pouvoir débuter sur la prochaine partie en Autriche avec moins de retard. C’est ce qui va arriver, mais il va partir en tête. On l’a dit, il creuse un petit écart avec Lewis. Il n’arrive pas vraiment à le distancer. On comprend très vite que la Ferrari va être une menace. Et puis, il y a ce basculement de stratégie chez Ferrari, une stratégie ultra agressive.

On comprend que l’undercut va être ultra puissant, que le rythme de course de la Ferrari est très bon. Et on sent que la stratégie à deux arrêts n’est pas la bonne. Et ça, ça impacte déjà George Russell, qui comprend très vite qu’avec sa stratégie à deux arrêts, ça va être très difficile de contenir Lewis Hamilton.

Et puis derrière, la phase de relance après la voiture de sécurité virtuelle, où George Russell va voir revenir derrière lui Kimi Antonelli avec un meilleur rythme. Et si le premier relai aura été très bon de George Russell, le deuxième et le troisième, après ces deux arrêts, auraient été beaucoup plus compliqués. Et on va sentir un George Russell en glissade, plus en difficulté avec ses pneus, beaucoup moins en contrôle.

Et puis, finalement, c’est cette pression que va lui mettre Kimi Antonelli. Là encore, le duel va être relancé. Et puis, cette image à une dizaine de tours de la fin, Kimi Antonelli qui porte une attaque décisive sur George Russell, qui va venir le dépasser.

Alors oui, Kimi Antonelli va abandonner derrière à cette tour de la fin. Seulement voilà, George Russell, on n’a qu’à voir l’interview après la course. Il n’est pas très souriant et non pas parce que Lewis Hamilton a remporté le Grand Prix. Il n’est pas souriant parce que Kimi Antonelli l’a dépassé en piste. Et il n’a pas pu prouver, en tout cas ce week-end en Espagne, qu’il était le pilote le plus rapide.

Et pourtant, pour lui, c’était un bon week-end. Pourtant, pour lui, il a fait la pole. Mais derrière, encore une fois en course, il a dû s’incliner devant son coéquipier. Il y a l’abandon de manière comptable. Évidemment, ça fait 18 points pour George Russell qui va assurer cette deuxième place après l’abandon de Kimi Antonelli. Mais personne n’aura oublié que Kimi Antonelli, il était passé avant.

Charles Leclerc en souffrance, faut-il s’inquiéter ?

Derrière, il y avait quand même deux catégories de voitures. Il y a une petite récompense pour l’homme qui arrive un peu à menacer ses équipes du haut du plateau. C’est Lando Norris, encore une fois, qui était encore très présent sur ce Grand Prix. Encore une fois, très rapide l’anglais. Il fait quand même un très bon début de saison. Pas aidé par la fiabilité de McLaren, on l’a dit qu’il y a de gros problèmes.

Néanmoins, Lando Norris qui a été encore très présent, très menaçant en Espagne et qui va s’assurer d’ailleurs ce podium. Mais il aura été très rapide et on va essayer de récompenser évidemment l’homme qui lui aura tenu dans ce package de haut de tableau. Parce qu’il y en a un qui aura été plus en difficulté, c’est Charles Leclerc.

Alors évidemment, Charles Leclerc, on est obligé de faire le parallèle avec Lewis Hamilton. Charles Leclerc, on l’a dit, cette erreur à Monaco qui va lui coûter une meilleure place sur la grille. Ensuite, évidemment, il y aura eu ce problème de frein. Au Canada, on l’a dit, il s’est loupé. Et puis derrière, ce Grand Prix d’Espagne qui est plus que compliqué pour Charles Leclerc.

Compliqué parce que les qualifications vont être sabordées par le Monégasque qui va partir à la faute tout seul. Trop de pression, trop d’attaques. En plus, dans un virage où honnêtement, il n’y a pas matière à partir à la faute. Tout simplement, beaucoup trop à l’attaque sur l’extérieur du virage. Avec pas mal de poussière, il va se faire un peu avoir, dévanter. Pas assez d’adhérence. Il est trop rapide dans ce virage. Tout simplement, trop agressif. Et il va partir tout droit, il va venir percuter le mur.

Et puis, il va saborder ses qualifications. Il va se retrouver dixième sur la grille. Dixième sur la grille, ça le met déjà un peu dedans. Et pourtant, il va réaliser une très belle course. Avec un bel envol, une belle remontée. Il va venir s’intercaler en cinquième place. Il va essayer de mettre la pression sur un Max Verstappen, sur une autre stratégie.

Mais derrière, encore la guigne pour Charles Leclerc qui va venir casser sa suspension lors d’un virage. Pas aidé, c’est vrai. Si on fait le bilan, ça fait deux erreurs en trois Grands Prix. Et puis, deux problèmes majeurs de la voiture. Il est dans une mauvaise phase, ça c’est clair. Déjà, parce qu’il a cumulé deux erreurs en trois Grands Prix, c’est pas faux. Ensuite, parce qu’il n’a pas été aidé non plus par la fiabilité de sa voiture.

En tout cas, par les problèmes que la Ferrari a rencontrés sur sa voiture. Et on en parle de la fiabilité. Quand je dis la fiabilité, c’est avec la Ferrari, c’est la meilleure. Il y a quand même des problèmes sous-jacents sur la voiture de la Scuderia qui pénalise le Monégasque en ce moment. Et le différentiel se creuse désormais.

Charles Leclerc qui a dû donc abandonner. 75 points quand Lewis Hamilton en a 115. 40 points d’écart. Qui l’aurait cru, 40 points d’écart entre Charles Leclerc et Lewis Hamilton? Après, bon, là on part sur des énormes phases que Charles Leclerc a remises en question. En plus, ça concorde avec sa signature, sa signature avec la Ferrari. Elle est intervenue juste avant le Canada. Et puis, depuis le Canada, c’est un peu la cata.

C’est des phases. Je ne suis pas très inquiet pour le Monégasque puisque son rythme de course était quand même très impressionnant. De toute façon, la Ferrari avait un rythme incroyable ce week-end en Catalogne. Mais je ne suis pas encore très inquiet pour le Monégasque. Ça faudra peut-être si en Autriche, puis en Angleterre, il est un peu en dessous.

En plus, d’ailleurs, c’est vrai qu’il y a l’Angleterre qui pointe le bout de son nez. Et on sait que Lewis, aïe, aïe, aïe, il est intraitable là-bas. Mais on fera le bilan un petit peu déjà en Autriche, qui est un circuit qui correspond ou que Charles Leclerc aime beaucoup. Et sur Leclerc, on attend de le voir revenir à un meilleur niveau, c’est clair.

Conclusion

Bon allez, on va quand même décortiquer un petit peu les autres. Alpine derrière qui marque de gros points et évidemment les Racing Bulls. Alors petite parenthèse quand même avec encore un Oscar Piastri un peu plus en retrait que son coéquipier comme beaucoup cette année, à part évidemment au Japon où il aura un peu illuminé ce Grand Prix. Euh, l’Australien qui est beaucoup plus en retrait par rapport à Lando. Mais bon, on n’oublie pas que Lando, maintenant, il est champion du monde et finalement, ça le met sur les bons rails. J’ai l’impression, le bon mindset comme on le dit. À chaque fois qu’on a un nouveau champion du monde, il passe un cap, j’ai l’impression. Plus de confiance, plus de légitimité au volant et tout simplement plus rapide.

Bon, je fais une aparté parce qu’évidemment, on aimerait bien parler des autres voitures qui ne sont pas des top teams. Mais qu’est-ce qui se passe? La réalisation depuis le début d’année est quand même pas folle, pour pas dire moyenne ou moyennement mauvaise. Euh, on est autocentré sur les quatre premiers pilotes, enfin les quatre constructeurs de haut de plateau: Mercedes, Ferrari, McLaren, Red Bull. Franchement, on voit quasiment que Mercedes et Ferrari. On aimerait bien quand même voir d’autres voitures à l’écran. Ce qui fait que c’est quand même hyper compliqué de suivre si on regarde juste la réalisation pure.

Et je trouve que c’est même un peu dégradant de négliger en fait les autres combats sur la piste. On aimerait bien voir des Cadillac, on aimerait bien voir des Haas, on aimerait bien voir des Audi, mais on les voit pas. En fait, c’est quand même affolant. Franchement, ça a toujours été le cas, ce qui est normal dans la réalisation, de privilégier évidemment les voitures qui sont aux avant-postes, mais en fait, des batailles en piste, ben, on aimerait bien les suivre.

Je vois pas l’intérêt de nous montrer pendant trois tours la voiture de George Russell en train de faire des temps avec toujours les mêmes écarts sur le circuit de Catalogne, alors que peut-être derrière, il y a des batailles extrêmement proches et des voitures qui se mettent la pression au milieu du peloton. Donc, en fait, c’est hyper dur de suivre ces batailles-là avec la réalisation actuelle. Et franchement, c’est assez décevant. On aimerait vraiment que ça change, qu’on puisse revoir un peu plus de batailles.

Il y a des pilotes qui s’étaient déjà plaints de ça, notamment Carlos Sainz avec sa Williams. Euh, ben, il a raison. Franchement, on voit pas le milieu de peloton, on voit pas de… franchement, des Cadillac, on n’en voit jamais. C’est affolant. Enfin, qui peut suivre une bataille entre une Cadillac et Aston Martin, savoir où ils sont? Je pense que c’est quand même important de montrer de temps en temps, évidemment, ces voitures-là pour montrer toutes les batailles et toute la course en général, parce que tout le monde participe. Donc c’est pas que les deux meilleures constructeurs qui sont en place.

Bon, en tout cas, nouvelle force, nouvelle frappe par Pierre Gasly, qui les deux Alpine, de toute façon, qui auront été moyennement qualifiées et on se sera un peu inquiétés. Un treizième, quatorzième, je crois, sur la grille, un peu en retrait, les Alpines, mais derrière, en fait, tout va s’emboîter, tout va concorder, tout va s’aligner, toutes les étoiles vont s’aligner pour Pierre Gasly et pour Alpine, qui vont ensuite cravacher, revenir et Pierre Gasly va encore finir le meilleur des autres, marquer six points importants.

Il est déjà à quarante-et-un points, Pierre Gasly. Il est devant Isaac Hadjar. C’est dire à quel point le début de saison du Français est réussi. Et en général, bah, Alpine, qu’on avait dit, qu’on avait vu être l’une des meilleures voitures du plateau avec la Haas. La Haas, elle a été elle a marqué un peu plus le pas. Euh, en revanche, Alpine a vraiment démontré qu’elle était la voiture qui était leader de ce peloton. Parenthèse aussi avec Racing Bull qui marque des gros points.

Williams, c’est toujours pas là. Euh, Williams, c’est toujours en retrait. Williams, c’est toujours pas en mesure de venir chercher des points. Et c’est l’une des écuries aussi qui, mine de rien, parce qu’on s’est bien moquez d’Aston Martin, qui n’est fichu de finir à un Grand Prix. D’ailleurs, Alonso ne va pas pouvoir terminer celui-ci non plus, Stroll non plus. Néanmoins, euh, Williams, ça commence à être très compliqué. Euh, c’est des places auxquelles on n’attend pas vraiment l’écurie, qui avait fait quand même un beau come-back en haut du milieu de peloton, qui a offert une très belle saison l’année dernière d’ailleurs comme cinquième force du plateau.

Et là, très en retrait, difficilement, la Williams se qualifiait en Q2 et derrière, ils ne sont pas vraiment capables de rentrer dans le Top 10. Donc là, le bilan, il est un peu dur, mais c’est six points pour Carlos Sainz, cinq points pour Albon. C’est très très compliqué pour eux de aller chercher des points pour Williams sur cette saison.

Bon, en tout cas, qu’est-ce qui pointe le bout de son nez? Et là, il faut se tenir accrochés, c’est le Grand Prix d’Autriche, Österreich. Euh, le Grand Prix que moi je j’aime le plus de la saison. C’est mon circuit préféré pour ma part. D’abord parce qu’il y a des possibilités de dépassement, parce que le circuit est court, qu’il y a une petite dégradation pneumatique, ça va être très intéressant.

On va arriver là-bas avec des fortes chaleurs et qui dit forte chaleur dit forte dégradation pneumatique. Et on l’a vu en Espagne que bah, il y avait une écurie qui tirait son épingle du jeu face à ça, c’était Ferrari. À voir donc la dégradation que la Ferrari va avoir en Autriche, mais ça pourrait être une belle force qu’elle pourrait proposer. Sur le circuit, par contre, on aura des virages lents et des virages assez rapides, donc une configuration assez différente.

Normalement, la Red Bull devrait être un cran un petit peu mieux quand même. Et bah, la Ferrari devrait être encore assez performante, euh, avec bah voilà, à suivre tout ce quatuor-là qui va être assez proche, je pense. Et on va voir si bah, Ferrari, actuellement, parce qu’on aura peu d’evo, je pense, en Autriche, sur les autres écuries, peut-être, on en aura chez Red Bull, et confirme être l’une des meilleures forces du plateau à surveiller.

Et évidemment, Lewis. Lewis, qui, évidemment, on ne peut pas oublier, ne peut pas écarter l’idée dans sa tête, bah, d’être champion du monde avec Ferrari à un moment. Mais bon, ça, ça mérite confirmation. Pour l’instant, on est vraiment dans une phase où Kimi Antonelli domine, où la Mercedes domine et il va falloir attendre confirmation pour voir. Et ça, on va être très attentif et ça sera avec enfin bon, bien sûr.

El mago

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