Podcast : F1 Grand Prix de Zandvoort 2026

Podcast : F1 Grand Prix de Zandvoort 2026

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Podcast : F1 Grand Prix de Zandvoort 2026
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Nouvelle victoire de Lando Norris à Zandvoort après une bataille âpre avec Kimi Antonelli.

Décidément, la McLaren est revenue au niveau de Mercedes et Ferrari, et le champion du monde 2025 est en grande forme !

Derrière, Russell et Antonelli font statu quo, mais l’anglais aura montré un bien meilleur visage.

Difficile de s’extasier sur ce Grand Prix de Zandvoort tant les dépassements ont été compliqué, l’épreuve quitte le calendrier définitivement avec des regrets modérés.

Mais qu’a fait Ferrari ? Des stratégies douteuses, des batailles d’ego avec pourtant un rythme impressionnant… L’écurie italienne part de Zandvoort avec une valise pleine de regrets.

Liam Lawson assure une pige de grande qualité et Fernando Alonso confirme la qualité des évolutions d’Aston Martin.

Direction Monza, avec la venue de l’ADUO 2 qui va permettre à la Scuderia d’arriver avec un nouveau moteur dont la puissance électrique sera capitale sur ce circuit à haute vitesse !

Transcription complète de l’audio

Introduction

Alors bienvenue sur Enfin bon pour cette rentrée qui est lancée avec les Grands Prix de Zandvoort. Le Grand Prix de Zandvoort donc on a attendu depuis que dernière fois qu’il était au calendrier cette saison ce Grand Prix va disparaître. Est-ce que ça sera avec des larmes? Moi, y’en a quand même parce qu’on n’a pas fait une régalade de Grand Prix non plus ce week-end. Ça a été assez procédural, heureusement, heureusement qu’il y a des stratégies de mécanique qui sont venus un petit peu on va dire pimenter la course, sinon on allait quand même vers une course d’ennui monumental.

D’ailleurs, c’est bien passé dans l’ennui pour notre course sprint. Alors qu’on n’attendait, c’était là Norris on avait un retour qui revenait un petit peu en forme, on avait toujours Antonelli au top et on attendait est-ce que Russell il va faire un comeback. Derrière la course sprint, George Russell revient et vient s’imposer dans cette course sprint. On va décortiquer un petit peu où il était placé, on va voir déjà les premiers esquisses des Ferrari qui sont un peu dangereuses et de l’Antonelli toujours présent.

Et puis cette course où Lando Norris à tout simplement comme on dit a assouvit sa soif de victoire, un deuxième victoire d’affilée pour Norris. On va forcément revenir sur lui sur évidemment la stratégie de Mercedes qui a su comme il se doit gérer ses pilotes et forcément on va parler Ferrari qui n’a pas souffert, Ferrari chaotique franchement ce Grand Prix très mal géré, qui aurait pu largement mieux optimiser ce Grand Prix.

Et pourtant il y avait du rythme à revoir bien sûr la performance et le crash de Max enfin bref on va revenir sur la totale sans oublier Fernando Alonso. On en discute, on en parle, c’est enfin bon, bien sûr!

Norris vient à bout d’Antonelli

Petit décryptage du Grand Prix de Zandvoort. Quelles étaient les attentes? C’était le retour quand même, le comeback de cette deuxième partie de saison. Ce qu’on attendait honnêtement le plus, c’est George Russell, parce qu’en fait le but c’était de se dire, est-ce que George allait recalibrer sa tête, sa compréhension de la voiture? Est-ce qu’il allait revenir après des bonnes intentions, puisque le monsieur revenait de vacances et en plus avait demandé sa copine en mariage, donc on se doute qu’il était dans un bon mood.

Est-ce que ça allait le recalibrer pour repartir sur une bonne direction? Parce qu’il a du chemin à faire, il avait quand même plus de 50 points de retard sur son coéquipier après cette première partie de saison. Eh bien, il est revenu avec des bonnes intentions, George Russell, et il va venir se qualifier directement en course sprint, en tête, tout simplement, la pole position pour lui sur une course sprint. Et déjà, on va voir que ça va être très serré.

Sur cette grille sprint, il va y avoir un écart d’à peine 2 dixièmes et demi entre les cinq premiers, et on va très vite comprendre que entre Russell, Norris, Leclerc, Piastri qui est pas si loin, Kimi Antonelli et même Lewis Hamilton, qui malheureusement va se louper sur cette qualification sprint, ce groupe-là est très serré et ça ne va pas jouer à grand-chose. Alors, les écarts quand même, parce qu’il faut les donner sur cette qualification sprint, c’est assez extraordinaire, George Russell en tête, Norris à 41 millièmes qui se qualifie deuxième, Leclerc à 55 millièmes, Piastri à 99 millièmes. Donc, en un dixième, on a quatre voitures déjà sur la grille de départ de qualification.

Bon, ça nous met quand même l’eau à la bouche, et on se dit, ah, quand même, on va avoir une qualif intéressante, on a une qualif très serrée, on va peut-être avoir une course sprint intéressante, mais quel est le problème derrière? C’est qu’équivalent à la course sprint, c’est toujours aussi ennuyeux, encore plus sur le circuit de Zandvoort, qui malheureusement pêche en possibilité de dépassement.

C’est bien gentil d’avoir introduit évidemment ce système qui permet d’avoir un boost qu’on a réduit maintenant, parce qu’avec ce différentiel vitesse, c’était, on l’a dit, beaucoup trop dangereux, mais la problématique, c’est que là, ça y est, les pilotes qui commencent à être rodés, ils étudient évidemment sur le circuit qui utilise quelle énergie où. Chacun maximise et reproduit un petit peu la même chose, et on se retrouve finalement en fait avec des stratégies qui sont similaires, des vitesses qui sont assez similaires, et sur un circuit comme Zandvoort, qui est assez étroit, on a des possibilités de dépassement beaucoup trop réduites.

Même quand on les voit arriver sur le banking, sur le grand U, où on a une possibilité, on se rend compte très rapidement que si on ne prend pas la trajectoire extérieure, on ne met pas assez de vitesse sur la sortie, et donc on ne peut même pas faire l’intérieur sur celui-là. En fait, la caractéristique globale du circuit de Zandvoort, je pense qu’elle pêche un peu en possibilité de dépassement.

On a vu quand même, incroyable mais vrai, comment Charles Leclerc, qui est le seul qui va s’en sortir là-dedans dans cette course sprint, je ne sais même pas comment il a fait pour venir dépasser Lando Norris, qui pour moi aurait pu défendre sa position, mais il ne l’a pas fait sur la course sprint, et il va venir chercher cette deuxième place, Charles Leclerc, mais sinon, il n’y avait pas de possibilité de dépassement, et on a vu un train-train passer tout le Grand Prix.

Qu’est-ce qu’on a pu tirer comme enseignement de cette course? Déjà que George avait fait la pole, et qu’il avait trouvé en tout cas la clé sur cette course sprint, et qu’il est venu chercher la victoire et reprendre quelques points. Derrière, Norris se fait dépasser par Leclerc, et on aura vu que les Ferrari, que ce soit Leclerc ou Hamilton, qui s’étaient malheureusement un peu trompés pendant la qualif, et s’étaient qualifiés 7e seulement, avaient un rythme de folie, et on s’est rapidement rendu compte que les Ferrari avaient un très très gros rythme.

Et puis ensuite, Kimi Antonelli, un peu passé à travers, on va dire, même s’il se qualifie à 2e, ce qui n’est pas énorme, mais là, il y a quatre voitures devant lui, et qu’il va finir chercher cette 4e place, parce qu’il va arriver à se défaire d’Oscar Piastri. Et là, direct, on se dit, ok, le week-end est lancé, George is back, les Ferrari sont dangereuses, Norris est toujours là, bon, on a quand même des critères intéressants pour la course.

Néanmoins, on sait déjà que pour la course, on ne va pas s’éclater niveau dépassement, parce qu’on l’a dit, il n’y a pas de possibilité de dépassement.

Russell et Antonelli : statu quo

Direction la course du dimanche, pas hypée non plus, on l’a dit, parce qu’on a un peu peur, on a les chocottes de se retrouver dans un train-train où personne ne se dépasse. Néanmoins, on veut quand même savoir déjà qui se qualifie, ou parmi tous ces hommes qui sont un peu dans le même rythme, et c’est Lando Norris encore une fois. On rappelle que Lando Norris est le vainqueur du dernier Grand Prix.

Qui va venir chercher cette pole position devant George Russell et Kimi Antonelli? Encore une fois, finalement deux fois d’affilée, Russell se qualifie à la régulière devant Kimi Antonelli. C’est aussi bon lui pour son état d’esprit, George Russell. Et puis, on va retrouver Oscar Piastri 4e, et les Ferrari seulement 5e et 6e.

Pourtant, les Ferrari, on les a vus sur la course sprint, on a vu qu’elles avaient quand même un rythme intéressant. Et on a étudié un petit peu les longs relais en essai, et on sait que les Ferrari vont être dangereuses, sauf que voilà, en se qualifiant 5e et 6e, on le dit, sur un circuit où on ne dépasse pas trop, c’est un peu la cata. Derrière, à noter aussi que les deux Red Bulls ne sont pas dedans, du week-end de toute façon, parce qu’ils se qualifient 7e et 8e, et que de toute façon, elles n’ont pas du tout le rythme pour.

On va avoir un départ pour le moins chaotique. Alors au départ, on va avoir un premier départ, Lando Norris va conserver sa pole position, et derrière, Kimi Antonelli va réussir à passer George Russell, qui d’ailleurs va se faire dépasser aussi par Oscar Piastri, au gré d’une mauvaise gestion de l’utilisation de sa batterie. C’est un schéma qui se répète quand même pour George Russell, ce problème de gestion de batterie dans des portions où en fait, il a utilisé toute sa batterie.

Du coup, il se retrouve avec 0% de batterie sur une partie, donc il est obligé de récupérer énormément. Donc en fait, il décélère beaucoup, dans une zone entre deux virages, où il y a quand même une bonne vitesse, et en fait, les autres pilotes le voient, ils voient le différentiel, ils mettent un tout petit coup de boost, et en fait, tu les vois passer comme des fusées, comme s’ils étaient en train de dépasser la safety car. Je me demande si ce n’est pas la 3e fois de la saison que ça arrive pour George Russell, 3e ou 4e, où il se fait dépasser comme ça, bêtement.

Donc voilà, encore cette problématique pour George, finalement, de compréhension aussi d’utilisation de cette batterie. On ne le sent pas encore 100% à l’aise avec la gestion de ça. Donc là, le départ va se passer. Derrière, on l’aura tous vu, en tout cas, Max Verstappen qui se crache monumentalement à la fin du premier tour.

Erreur de sa part, Max qui met une roue en dehors du circuit. C’est punitif, plus de grip, il s’envoie dans le mur directement, et on a une Red Bull en moins. Après, honnêtement, de toute façon, Max, on ne l’attendait pas vraiment aux batailles avec les autres par rapport à son rythme autre. Mais bon, voilà, on perd Max dès le premier tour. Mais ce que ça va faire surtout, c’est que ça va créer un drapeau rouge. Et avec ce drapeau rouge, nouveau départ.

Et là, complication pour Lando, parce que Kimi Antonelli va prendre un meilleur départ et va passer devant lui. Et là, Kimi est devant Lando Norris. Et honnêtement, on se dit, voilà, Kimi met du rythme quand même, il a un gros rythme. Il part devant. Et finalement, il ne creuse pas tant l’écart. On a vraiment un très, très bon rythme de Lando Norris qui arrive à maintenir l’écart et même à y revenir sur lui en fin de relais.

Et on se dit, ah, en fait, la McLaren est dans le game. Mais encore une fois, quelles vont être les possibilités de dépassement? Les deux rentrent au stand en même temps. Alors, je ne sais pas si justement, c’est un peu une erreur ou pas de la McLaren à ce moment-là, parce que… Alors déjà, est-ce qu’on aurait pu anticiper et le faire rentrer Lando Norris avant? Comme ça, il aurait pu ressortir éventuellement devant Antonelli.

Si ce n’est pas le cas, est-ce qu’on ne pouvait pas allonger un tout petit peu le relais? Et dans ce cas-là, si on voit Antonelli rentrer, on dit, bon, Lando, tu rentres un ou deux tours après. Comme ça, au moins, tu as déjà gagné un capital de pneus de deux, trois tours, je n’en sais rien, du temps qu’il aura passé en piste. Surtout que de toute façon, il est ressorti quand même devant les autres, quoi qu’il arrive.

Mais en tout cas, voilà, les deux rentrent au stand en même temps. Deuxième relais. Et là, on sent que Lando Norris, il met une pression sur Kimi Antonelli quand même. Il lui colle aux pattes, comme on dit. Mais on sent que même s’il est plus rapide, il n’est pas en capacité de vraiment porter une attaque.

Et ça, on va le voir très rapidement, parce que derrière aussi, on a Leclerc qui va passer un temps fou derrière Oscar Piastri, alors qu’on va sentir vraiment que Leclerc est beaucoup plus rapide qu’Oscar Piastri. Concrètement, quand on est à moins d’un demi-dixième d’un tour, normalement sur n’importe quel circuit, on est capable normalement de dépasser, de développer une tactique, d’utiliser cette puissance en fait dans un virage ou autre. Mais là, en fait, il y a tellement peu de possibilités, c’est tellement étroit qu’en fait, on n’aura pas de tentative de dépassement.

Leclerc va passer un temps fou derrière Oscar Piastri avant de s’en débarrasser. Et on va voir que Lando Norris est plus rapide que Kimi Antonelli. Mais en fait, le déploiement de batterie se fait au même endroit et le petit boost qu’on a de batterie supplémentaire, on le rappelle quand on est à moins d’une seconde, ne va pas suffire à Lando Norris pour passer au Kimi Antonelli.

Alors, McLaren va avoir l’idée assez logique de maintenir Lando Norris en piste après son deuxième arrêt pour du coup allonger son relais et se dire, OK, on va le faire ressortir avec plus de vie dans ses pneus et on va le faire durer six, sept tours, je crois. Il va avoir sept tours de plus dans ses pneus. Et quand Lando Norris va ressortir des stands, bien sûr derrière Kimi Antonelli, assez loin, mais il aura sept tours de mieux dans ses pneus.

Il va revenir sur lui comme une fusée et on va se rendre compte du coup que Kimi Antonelli, il va être beaucoup plus en difficulté sur son rythme et on va se dire, je ne sais pas comment il va tenir sur Lando Norris parce que Lando Norris, avec sept tours de fraîcheur, il va probablement le déposer et ça va se finir évidemment de manière épique puisque les deux vont se retrouver derrière Lewis Hamilton qui sera sur une stratégie pareille lui aussi où il aura allongé son relais.

Pour repartir avec des pneus plus frais à la fin et ils vont rester coincés derrière un Lewis Hamilton en agonie. Kimi Antonelli va un peu tergiverser pour lancer une attaque sur Lewis Hamilton et quand il va le faire, il va se lancer en fait pour lancer une attaque dans la ligne droite, il va annuler son attaque mais il va ouvrir la porte à gauche. Lando Norris, très intelligemment, va se déporter à sa gauche dans la ligne droite et va prendre l’extérieur du virage, il va enrouler en prenant l’extérieur du virage et évidemment il va emmener un maximum de vitesse et il va venir déposer Kimi Antonelli.

Lando Norris et il va s’intercaler du coup en deuxième place derrière Lewis Hamilton qui va venir évidemment facilement s’imposer puisque Lewis Hamilton était en agonie avec ses pneus et de toute façon, il est rentré au stand après. Cela offre la victoire à Lando Norris, alors je dirais qu’après, la voiture de sécurité virtuelle qui va s’en suivre sera anecdotique puisqu’elle ne va pas impacter Lando Norris qui de toute façon a un train de pneus suffisamment frais et un rythme suffisamment bon pour maintenir son gap même avec la rentrée au stand de Kimi Antonelli et Lando Norris va venir s’imposer.

Encore une fois, ce week-end on avait un vrai différentiel entre Lando Norris et Oscar Piastri. Encore une fois, Lando Norris est venu marquer de gros points, il enchaîne une deuxième victoire d’affilée, ce n’est pas négligeable. Ce week-end, Lando Norris quand même qui est venu marquer 31 points, c’est encore des points repris sur le devant et on ne peut plus ne pas le compter dans cette dynamique qu’il est.

On ne peut pas l’exclure, on va dire, de ce championnat du monde pilote. Il est désormais, parce que là je vois Lewis Hamilton 183, Lando Norris 159, il est à 24 points seulement de Lewis Hamilton qui est quand même sur une Ferrari qui a été très mise en avant, on va dire, sur cette première partie de saison et il n’est plus très loin. Donc gardons un œil sur Lando et sur McLaren en général qui a fait un vrai pas en avant et là c’est quand même hyper intéressant parce que j’ai l’impression que les trois écuries sont quand même assez proches l’une de l’autre et c’est ce qui va nous assurer un beau spectacle pour la suite.

Ferrari prend une leçon d’équipe par Mercedes

On a fait le tour de la performance de Lando Norris et de McLaren, on l’a dit, les évolutions ont payé. La McLaren est maintenant désormais une redoutable voiture qui est revenue en bataille dans ce top 3. On peut dire désormais que Red Bull est un peu détaché de ce top 3, beaucoup plus en difficulté. Maintenant, on a Mercedes, Ferrari, McLaren dans un mouchoir de poche et ça va se jouer à des détails.

Maintenant, évidemment, au pilote de créer la différence, c’est ça qu’on aime dans ce sport aussi magique. On va évidemment forcément revenir sur l’imbroglio, le spectacle clownesque de Ferrari ce week-end. On a vu, il y avait deux écuries, il y avait Ferrari, il y avait Mercedes et forcément, c’était un peu tout et n’importe quoi.

Très rapidement, déjà, on va revenir sur pourquoi Ferrari a un peu gâché ses chances, n’a pas du tout optimisé son week-end. En réalité, il y a deux paramètres qui sont importants. Le premier, on l’a vu, c’est la performance en qualification parce qu’en essai libre, très rapidement, on a vu que son rythme à la Ferrari était très impressionnant, que ce soit sur les durs, sur les médiums et même sur les softs, il y avait un rythme qui était quand même très intéressant pour la Ferrari.

Donc, voiture très dangereuse sur les longs relais avec un très gros rythme, seulement voilà, sur un circuit où c’est compliqué de dépasser, il va falloir assurer en qualif. C’est raté, en tout cas pour la qualif sprint, c’était à peu près correct. Évidemment, pour Charles Leclerc, raté pour Lewis Hamilton qui va se tromper et qui va se qualifier septième.

Et pour la course normale, cinquième et sixième sur la grille, c’est un peu la cata. Sauf que qu’est-ce qu’on sait, et ça c’est le plus important, après ces essais aussi, on a vu le rythme de tout le monde. Et on sait, c’est important chez Ferrari, que le quatrième homme sur la grille, c’est Oscar Piastri. Et lui, il n’a pas le même rythme que George Russell, que Kimi Antonelli et que Lando Norris. Il est légèrement plus en difficulté que ces trois-là. Donc, il faut absolument, sur le départ, se débarrasser de lui.

Et c’est ce que va faire, c’est ce que va arriver à faire Charles Leclerc sur ce premier départ. Il va dépasser Oscar Piastri. Seulement, voilà, qu’est-ce qui va se passer? On l’a dit, crash de Verstappen, drapeau rouge, redépart. Et qu’est-ce qui se passe? Oscar Piastri repasse devant Leclerc. Et là, mine de rien, c’est la première énorme épine dans le pied de Ferrari. Parce qu’en fait, ils sont tous les deux derrière Oscar Piastri, qui n’a pas le même rythme que les trois devant.

Qu’est-ce qui se passe du coup? Surtout, les deux premiers s’envolent. George Russell, il arrive difficilement à les suivre. Oscar Piastri, encore moins. Et qu’est-ce qui se passe? Les deux Ferraris sont bloquées littéralement derrière Oscar Piastri. Leclerc va passer un temps fou, on l’a dit, à essayer de passer Piastri. On ne peut pas lui reprocher grand-chose.

Le problème, c’est que sur ce circuit, on l’a dit, il n’y a pas de possibilité de dépassement. Finalement, il va arriver à se dépêtrer de lui. Et là, on va voir le rythme de la Ferrari. Mais c’est une fin de premier relais qui rentre au stand. Les deux Ferraris rentrent au stand. Heureusement, ils arrivent à se défaire quand même, ça y est, d’Oscar Piastri.

Et on est reparti, du coup, sur la suite des opérations, à savoir, maintenant, objectif George Russell. La bataille est lancée. Donc, on sent qu’Oscar Piastri n’est plus une menace, ni en termes de rythme, ni en termes de position. Et l’objectif, maintenant, c’est George Russell. Pour eux, on a un Charles Leclerc qui est lancé sur une stratégie en légèrement décalé. On comprend rapidement, puisqu’il revient avec ses médiums sur George Russell.

Et George Russell est obligé de rentrer au stand. Les pneumatiques de la Mercedes se dégradent quand même assez rapidement, alors que la Ferrari arrive à maintenir un bon cap. Charles Leclerc, donc, qui reste en piste sur son deuxième relais. Ils se disent, on allonge le relais de Charles Leclerc, puisque Russell est rentré au stand. Et en le faisant rentrer un peu plus tard, un peu comme Norris va le faire avec Kimi Antonelli, il va sortir avec des pneus neufs et il va pouvoir le dépasser.

Et à ce moment-là, on a quand même Lewis Hamilton qui revient sur Charles Leclerc derrière, parce que lui est rentré au stand plus tôt et qu’il a des pneus frais. Et là, déjà, on va avoir un premier passage un peu tendu, parce qu’évidemment, Lewis Hamilton revient derrière Charles Leclerc qui a un très bon rythme. Il faut le dire, le différentiel n’est pas si énorme que ça. Mais forcément, Lewis Hamilton sait qu’il a un meilleur rythme que Charles Leclerc.

Il arrive derrière et il klaxonne un petit peu. Et il demande à son équipe de faire quelque chose, d’accélérer le rythme, de bouger Leclerc. Qu’est-ce que fait Ferrari? Au lieu de demander à Leclerc de simplement laisser passer Lewis Hamilton, par exemple, et de suivre dans le sillage le rythme de Lewis Hamilton, ils vont dire à Leclerc de rentrer au stand.

Sauf que là, déjà, c’est what the fuck? Pour éviter un conflit, pour ne pas briser le cœur de la diva Leclerc qui devrait s’éviter un problème d’égo entre ces deux pilotes, ils lui demandent de rentrer au stand. Sauf que Leclerc, lui, il est en train dans sa stratégie d’allonger son relais justement pour aller chercher George Russell derrière. Donc, lui, qu’est-ce qu’il dit? Il dit, hors de question de rentrer maintenant, c’est complètement stupide.

Si je rentre maintenant, je vais rentrer à un ou deux tours près avec la même durée de vie de pneu que George Russell. Et donc, en fait, j’aurai beaucoup plus de difficultés à le redoubler derrière. Alors que si j’arrive avec des pneus frais, ça sera beaucoup plus simple. Donc, lui, il reste un tour. Il reste un tour en piste. Évidemment, Lewis Hamilton, il gueule encore.

Leclerc qui continue et puis, finalement, qui est forcé de rentrer. Son écurie insiste. Sauf que là, à ce stade, les deux, ils n’ont pas gagné grand-chose puisque Lewis Hamilton, lui, il a perdu deux tours derrière Leclerc. Il est libéré. Bon, certes, finalement, il a un rythme un peu meilleur, mais ce n’est pas non plus transcendant. Je veux dire, Leclerc, il n’était pas au ralenti.

Il avait quand même un très bon rythme. Hamilton avait un excellent rythme, bien sûr. Leclerc, sa stratégie, elle a un peu foutu puisqu’il rentre à peu près trois tours après George Russell. Donc, il n’a pas gagné grand-chose. Son capital pneumatique ne lui permettra pas de venir chercher George Russell. Derrière, on laisse Lewis Hamilton en piste pendant un bon moment.

Et là, deuxième scène un peu what the fuck. On l’a dit, Kimi Antonelli et Lando Norris qui reviennent sur Lewis Hamilton. Seulement, voilà, Kimi Antonelli, il est beaucoup plus en difficulté avec ses pneus durs. Il a beaucoup moins de rythme. Il a plus de mal à revenir sur Lewis Hamilton. Et on a Lando Norris qui, on l’a dit, revient comme une fusée avec son capital pneumatique et puis un rythme de folie.

Les deux vont venir, évidemment, attaquer Lewis Hamilton. On l’a décrit, Kimi Antonelli va faire une tentative. Il va se rétracter. Norris va enrouler et va venir l’attaquer. Et là, ils vont venir déposer Lewis Hamilton. Et puis, on laisse Lewis Hamilton encore en piste un tour. Combien de temps on a laissé Lewis Hamilton en piste encore? Deux ou trois tours inutiles sur des pneus qui n’avaient plus de vie.

Lewis Hamilton n’était pas en jeu pour cette victoire. Il n’était pas en bataille ni avec Norris, ni avec Kimi Antonelli. Mais il y avait un podium à jouer. Et en fait, on va le laisser en piste beaucoup trop longtemps. Et il va ressortir, du coup, tout juste derrière Charles Leclerc. Alors, au gré de la voiture de sécurité, évidemment, il va pouvoir au moins gratter cette voiture de sécurité. Mais enfin, je ne pense pas que Ferrari pourra sortir ce joker-là.

Et puis derrière, en fin de Grand Prix, il va revenir sur George Russell, qui ne va pas réussir à dépasser. Déjà, trois grosses erreurs pour Ferrari ce week-end. La première, la qualif. La deuxième, Leclerc, qu’on veut forcer à rentrer au stand, alors qu’il aurait pu laisser passer son coéquipier. Et puis Lewis Hamilton, qui reste quelques tours de trop.

Résultat, les deux Ferrari, que ce soit Lewis Hamilton ou Charles Leclerc, rentrent au stand après la voiture de sécurité. Seulement Kimi Antonelli aussi. Les deux reviennent sur George Russell. Et là, on va arriver à l’épisode qui va ridiculiser la Scuderia par rapport à Mercedes. On va avoir un appel.

George Russell est donc devant Kimi Antonelli, qui est rentré sous voiture de sécurité. George Russell est le seul qui n’est pas rentré sous voiture de sécurité avec Lando Norris. Sauf que Lando Norris, il a une belle avance. Un beau matelas, on va dire. Et derrière, qu’est-ce qui se passe? Russell, donc, qui voit arriver dans sa rétro Kimi Antonelli, qui est son coéquipier, mais qui est surtout le numéro un du championnat. Celui qu’il doit déloger, puisque lui est quand même deuxième.

Et son écurie va lui demander de le laisser passer. Et George Russell va dire, mais est-ce que c’est vraiment utile? De toute façon, il ne peut pas aller chercher Norris. Il sait quand même qu’il ne peut pas lutter. Et qu’à ce stade de la saison, au moment où justement il reprend un peu confiance en lui, en tout cas sur ce circuit, où il a montré un rythme intéressant, ce n’est pas le moment de perdre l’équipe.

Il le sait et il va faire cette concession, George Russell. Il va se dire, ok, je le laisse passer. Parce qu’honnêtement, j’ai besoin de l’écurie. J’ai besoin que l’écurie ne me lâche pas maintenant si je veux aller le chercher plus tard, si je veux retrouver cette confiance et ce rythme dans cette deuxième partie de saison. Il laisse passer du coup Kimi Antonelli et les deux Ferrari derrière qui ne vont jamais pouvoir le dépasser.

Alors là, c’est vrai, aidé par une voiture de sécurité à la fin du Grand Prix. Mais en fait, c’est une énorme occasion gâchée évidemment pour Ferrari et une énorme leçon d’écurie qui a été donnée par Mercedes. On l’a dit, en plus, on a toujours dit chez Ferrari, c’est l’écurie qui compte le plus. Là, on ne l’a pas vu. L’écurie compte le plus, mais elle fait n’importe quoi dans ses décisions.

Donc un peu de sensation quand même de gâchis chez Ferrari après ce week-end où honnêtement, si on regarde un petit peu la télémétrie, les rythmes en course, le rythme en pneu dur et en pneu médium était incroyable chez les deux Ferrari, que ce soit chez Lewis Hamilton ou Charles Leclerc, qui étaient à peu près d’ailleurs équivalents en termes de rythme. Ils étaient vraiment au-dessus des autres.

Ce n’était pas le cas forcément sur les softs. D’ailleurs, c’est pour ça qu’en fin de Grand Prix, quand il a fallu repasser en soft, beaucoup plus de difficultés à passer. George Russell a apporté une attaque vraiment décisive sur lui. Mais vraiment, il y avait vraiment un gros cap sur ses deux premiers trains pneumatiques. Et oui, il y a quand même une grosse sensation de gâchis chez Ferrari sur ce Grand Prix par rapport aux performances affichées, évidemment.

On repart de tout ça, Lewis Hamilton avec 14 points, Leclerc avec 17. Quand les concurrents comme Norris repartent avec 31 et Russell et Antonelli, 23 points chacun. C’est dommage, c’est dommage. Il faudra quand même tirer les leçons parce que comme l’a dit Lewis Hamilton, si on veut gagner le championnat constructeur, il faut se comporter comme une écurie qui veut gagner le championnat constructeur. Il n’a pas tort, Lewis, quand même.

Conclusion : Alonso et Lawson les bons élèves, direction Monza

Bon avec tout ça on fait un petit recap quand même des points qu’on a distribués donc on l’a dit un petit peu les 23, 14, 31. Finalement Kimi Antonelli qui arrive à faire la statue-cour avec George Russell au niveau des points qui prend des points d’avance un petit peu sur le début. Mais qui en perd quelques uns sur Lando Norris qui, quand même, est l’homme fort de ces deux derniers Grands Prix mais qui, pour moi l’homme fort de la saison, il y a Lando Norris.

C’est la McLaren Sonoma au niveau, vu le niveau qu’il a affiché depuis le début de saison, c’est pour ça que je le garde en tête. Pour moi, ça reste quelqu’un qui n’est pas éliminé du championnat pilote, même si c’est vrai que l’avance de Kimi Antonelli est grande. Donc on se retrouve avec Kimi Antonelli avec 242 points, Lewis Hamilton 183, Lewis Hamilton qui reprend cette deuxième place. Et puis, Lando Norris 159, Charles Leclerc 155, le reste est un peu largué, puisqu’on l’a dit.

Losque à peine, c’est du chaos et Piastri, bon, il est quand même très en retrait. Nous allons quand même revenir sur deux éléments importants pendant ce Grand Prix. Deux hommes qui ont été un peu mis en avant. C’est Liam Lawson, déjà qui est venu faire une belle perf. Alors Isaac Hadjar, je ne sais pas si vous avez vu, il était blessé au poignet. Donc il a beaucoup hésité à faire ce Grand Prix.

D’autres sports seulement voilà où il est avec le banking et avec les différents virages qui sont très sollicitants sur ce circuit. C’est extrêmement compliqué d’arriver avec un poignet très fragile. Il a préféré s’en abstenair. À Liam Lawson, il faut le dire, on l’a quitté chez Red Bull. On se rappelle, il était basculé chez Red Bull, rétrogradé chez Red Bull parce qu’il était coéquipié de Max Verstappen au bout de 3-4 Grand Prix. C’était la Bérésina. Et donc on l’avait rétrogradé directement et on avait mis Isaac Hadjar dans la foulée.

Mais qu’est-ce qui se passe? Eh bien il a fait un combat de folie, une fois qu’il a retrouvé la confiance, le rythme, tout, il a fait une très bonne qualif, une très bonne course et il est venu chercher, bah la place qu’on lui demande de venir chercher, c’est-à-dire être le meilleur homme derrière évidemment les six pilotes qui ne sont pas accessibles, ce sont les trois top teams, on l’a dit Ferrari, McLaren, Mercedes, si on enlève les six hommes devant, on veut être le septième, donc avec les deux Verstappen, il y a Lawson qui a fait le job ce week-end et qui a vraiment impressionné par sa capacité à se qualifier à quelques dixièmes seulement de Max Verstappen et d’afficher un très bon rythme en course, franchement, chapeau pour Liam Lawson.

Et puis, et puis, et puis il faut forcément parler de ces deux petits points attribués à Fernando Alonso. Alors c’est quand même la plus grande récolte de points pour Aston Martin de la saison. Stone Martin donc il y a trois points. Évidemment ces trois points viennent de Fernando Alonso, ce n’est pas Lance Stroll qui va leur apporter trois points. À moins que tout le monde se rentre dedans, on est d’accord, il y a des opportunités mais là non.

Et Fernando Alonso donc il arrive, on l’a dit, c’était le game changer, il a fiché un très bon rythme et enfin avec toutes les évolutions qu’Aston Martin avait apportées, nous étions plutôt contents de voir qu’ils s’étaient rapprochés du haut du milieu du peloton. Et là, Aston Martin a affiché un très bon rythme, une très bonne exécution de course. Les arrêts ont été très bons. Nous avons allongé les relais de Fernando Alonso.

Nous ne sommes pas si sûrs d’une stratégie, oui. Même avec des pneumatiques en fin de vie, nous gardions un très bon rythme. Et puis avec des pneus frais, nous sommes venus chercher ces positions. Et Fernando Alonso qui est venu chercher ces deux points au combien précieux dans cette dynamique qu’Aston Martin doit avoir pour cette deuxième partie de saison parce que l’objectif d’Aston Martin désormais, c’est clair, c’est de remonter la pente.

Alors ils ont lâché Cadillac, évidemment pas de point. Avec leurs trois petits points mais surtout, leur objectif, c’est de repasser devant Williams, de repasser devant Audi. Pour moi, Aston Martin vise absolument à terminer au moins 7e du championnat pour vous situer à ses 21 points. Aston Martin est en 3e place. Donc aller chercher 18 points ou plus ici à la fin de la saison parce qu’il est possible d’en chercher évidemment. C’est totalement faisable pour Aston Martin.

Mais pour ça Aston Martin doit continuer à exploiter au maximum les performances de sa voiture. Là, on voit vraiment que dans ce top du milieu de peloton, elle n’est pas très loin des Racing Bulls, des Alpines, tout ça, elle est à ce niveau-là et il va donc falloir optimiser les performances et la compréhension de cette voiture avant d’ajouter d’autres packages pour simplement aller chercher cette septième place au classement des constructeurs, qui pour moi est le minimum légal pour sortir la tête de l’eau de cette saison catastrophique.

Voilà, c’était important pour moi de faire cette petite parenthèse. Nous avons eu un Grand Prix qui n’a pas permis beaucoup de dépassements, un peu ennuyeux, mais heureusement, il y a eu des voitures de sécurité et surtout des stratégies pneumatiques qui ont un peu animé le Grand Prix, principalement parce que nous l’avons vu. Finalement, les voitures les plus rapides étaient probablement les Ferrari.

C’est celle qui s’est lancée pas forcément la plus haute sur la grille de départ. Quand on a un format comme ça où la voiture la plus rapide est un peu derrière, cela anime forcément un peu le Grand Prix. Même si là, bon, on a quitté ce Grand Prix en le revoyant. On le revoit rapidement mais direction maintenant Monza.

Alors là, attention, grosse pression évidemment pour Ferrari. Normalement l’article 2 introduire l’article 2. Alors l’article 2, c’est quoi? C’est la réglementation qui a permis d’établir par rapport au moteur hybride qui est en retard ou pas sur ce moteur hybride sur la partie électrique. Combien de puissance manque-t-il et nous avons vu que le moteur Ferrari, le moteur Honda, était évidemment en retrait.

Le moteur Ford, pardon les trois, était en retrait par rapport au moteur Mercedes et donc ils avaient la possibilité d’ajouter des évolutions, de venir avec un nouveau moteur Ferrari, de travailler dessus et de le faire arriver avec un article 2 à Monza évidemment où ils vont miser gros et on espère qu’ils auront une grande vitesse de pointe. Il y aura une énorme pression à gérer.

Nous allons évidemment regarder, nous allons scruter les performances de Ferrari et nous allons évidemment scruter les performances de Lando Norris parce que c’est l’homme du moment. Nous en discutons, nous en parlerons au prochain Grand Prix, ce sera la fête à Monza et c’était à qu’en fin bon, bien sûr!

El mago

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