Podcast : F1 Grand Prix de Hongrie 2026

Podcast : F1 Grand Prix de Hongrie 2026

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Podcast : F1 Grand Prix de Hongrie 2026
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5ème Grand Prix d’affilé avec un vainqueur différent !

Cette fois, grâce à de nouvelles évolutions, c’est Lando Norris qui offre la première victoire de la saison à Mclaren !

Des Mclaren décisives qui se seraient offerts un doublé sans un nouveau problème de fiabilité.

Avant cela, Carlos Sainz aura sabordé la potentielle victoire d’Oscar Piastri.

George Russell n’en fini plus de ces déboirs, encore un problème à bord d’une Mercedes qui aura souffert, la pause arrive à point nommé.

La Scuderia Ferrari aurait dû être la grande rivale de Mclaren ce week-end, mais l’écurie italienne aura tout loupé, décryptage d’un ensemble pilotes-décisions pas à la hauteur.

Enfin, Aston Martin entrevoit la lumière au bout du tunnel avec sa première Q2 de la saison !

Les évolutions auront apporté le gain attendu, mais le chemin reste encore long.

Direction la pause estivale pour Kimi Antonelli avec 50 points d’avance sur Hamilton.

Russell en profitera-t-il pour renverser la tendance ?

Transcription complète de l’audio

Introduction

Allez bienvenue sur enfin bon, on était ce week-end au Grand Prix du Red Bull Ring, Red Bull Ring. Oui, tu pourrais glisser que je n’ai pas eu, je n’ai évidemment pas fait exceptionnellement de podcast sur la Belgique, mais enfin, ce n’est pas grave globalement, on ne peut pas ajouter deux, parce que là, on grille, c’est pareil, on n’a pas eu le Grand Prix de l’année, est-ce qu’on sait à moitié endormi? Oui, il y a des moments franchement, je crois que je peux avancer rapidement sur des portions.

Or, donc le replay nous offre cette possibilité. Pas grand-chose à se mettre sous la dent, comme on dit. Néanmoins quand même, on a assisté à la première victoire de Lando Norris. Une McLaren a gagné cette saison. Et ce qui est important, et ce qui est intéressant, il y a un moment à tirer là-dessus. C’est qu’on a 5 vainqueurs différents sur les 15 premiers Grands Prix. Et la pluralité des vainqueurs, évidemment, ça nous ravit. Ça fait du spectacle aux avant-postes, ça se resserre.

McLaren in the game, ce week-end, Norris, ça a été intraitable. On va y revenir. Nous allons vraiment revenir sur la Red Bull, la Red Bull de Max Verstappen, qui commence petit à petit à s’extraire. On peut dire que dans la difficulté, il obtient le maximum de points, Ferrari qui est passée à côté de son week-end à Hongrie et puis les déboires sans fin de George Russell. Ça n’en finit plus, et c’est éternel, c’est la vista.

Et puis, évidemment, nous allons sur l’épilogue de ce Grand Prix de Hongrie avec cette victoire qui s’est jouée. Merci Carlos Sainz, évidemment, avec cette manœuvre presque incompréhensible, Carlito. Tu as déconné et il faut l’avouer. Ton aveu, c’est déjà à moitié pardonné. On en discute, on en parle. C’est enfin bon, bien sûr!

Norris impérial

Bon, tu l’auras compris, si tu as loupé le Grand Prix de Hongrie ce week-end, franchement, c’était pas très grave. Si tu avais loupé le Grand Prix de Belgique la semaine d’avant, c’était pas non plus très très grave. En soi, en Belgique, on a eu une victoire de l’intraitable Antonelli qui a vraiment marqué le fer de faire cette victoire intraitable de large devant. Et puis derrière, on a Charles Leclerc qui est venu gratter une deuxième place un peu opportuniste au gré des virtual safety cars, sinon probablement qu’il aurait fini troisième avec Max Verstappen. Ça se discutait, en tout cas. Il n’y avait pas de challenge, même en bénéficiant, évidemment, de la voiture de sécurité en sortant devant Antonelli. Il s’était fait déposer.

Bref, Hamilton avait pris une pénalité. Eh bien, c’est bis repeta, on retourne en Hongrie. Et là, en Hongrie, on sait que c’est un circuit qui, quand même, avantageait la Scuderia. On va y venir, bien sûr, après. Mais celui qu’on n’attendait pas, c’était Lando Norris. Et Lando Norris, il a construit cette victoire dont on n’est pas du tout surpris à partir du moment où il y a eu les essais libres, évidemment. Et à partir des essais libres 2, Lando Norris fait son apparition dans le top 3. Et à partir de là, il va terminer les essais libres 3 premiers. Et puis, on va comprendre qu’il a un très gros rythme en qualification et sur les longs relais aussi.

Et un rythme qui est quand même bien supérieur à celui d’Oscar Piastri. Ce qui est un peu le cas, quand même, depuis le début de saison. Donc, ça vient un peu confirmer le différentiel qu’il y a entre les deux hommes, cette année. Et on va avoir une course pleine de domination. Alors, ce qui va frustrer, évidemment, et ce qui amène ce Grand Prix à être aussi platonique, on va dire, c’est évidemment le manque de dépassement sur ce circuit.

Alors, qu’est-ce qui va se passer au départ? Lando Norris va donc s’élancer de la pole position. Charles Leclerc deuxième, Oscar Piastri troisième au gré d’une pénalité sur Lewis Hamilton parce que les concurrents de McLaren sur ce week-end, ce n’était pas Mercedes qui était beaucoup plus en retrait. Mais c’était la Ferrari qui avait montré de belles choses et qui arrivait sur un circuit, évidemment, qui l’avantageait. Mais Lando Norris va vraiment imposer son style de un dixième d’avance en qualification. Il n’était pas touchable, vraiment. Il a mérité sa pole. Et là, il va prendre un départ, et plutôt un bon départ.

Il va s’élancer à la fin du premier virage. Il va être premier. Et lorsqu’il va plonger vers le deuxième, attaqué par Oscar Piastri, qui aura pris un très bon départ, il va tirer tout droit, aller un peu trop large. Et là, pris dans la poussière, avec moins de grip, il va faire des correctifs avec son volant et il va ouvrir la porte tout simplement à Oscar Piastri. Et post-course, on va sentir qu’il s’en veut d’avoir fait cette manœuvre parce qu’il se dit à la régulière peut-être que j’aurais perdu Oscar Piastri à cause de ça. Et c’est la seule erreur que Norris va faire, évidemment, parce qu’après, il va devenir mode Godlike.

Alors, il va suivre Oscar Piastri, lui mettre une pression en restant assis dixième. Malheureusement pour lui, lors du premier arrêt, la règle est simple, comme dans toute écurie. C’est le pilote qui choisit, le premier, qui choisit de s’arrêter ou pas. Et on choisit évidemment d’arrêter Oscar Piastri en premier, ce qui fait que Lando Norris est arrêté en deuxième. Heureusement, Lando Norris arrive à ressortir deuxième de justesse parce qu’il y a quand même Hamilton et Verstappen pas loin. Et donc, à la fin du premier relais, Norris est toujours largement plus rapide que Piastri, mais n’arrive pas à le dépasser, même si sur ce premier relais, Oscar Piastri aura été plutôt bon.

Le deuxième relais se passe. Encore une fois, Norris est dans les rétroviseurs d’Oscar Piastri. Seulement, en Hongrie, on l’a vu, il n’y avait aucune possibilité de dépassement. Alors, pourquoi? Parce que là, à la limite, c’est même plus badant qu’avant, c’est-à-dire avant le DRS, parce que le DRS, il octroyait vraiment un gap significatif, on va dire, pour dépasser. Et là, on l’a dit, on a un peu tassé, on a réduit l’avantage du boost qu’on accordait lorsqu’on était à moins d’une seconde, le boost électrique, du moteur électrique, pour éviter les accidents. On l’avait vu au Japon, notamment, ces discussions-là.

Sauf que voilà, là, sur un tracé aussi étroit, aussi compliqué, les seules possibilités de dépassement, elles se passent dans les lignes droites, et si la personne devant gère à peu près bien sa batterie, il la décharge complètement juste dans cette zone-là, et en fait, il est intouchable, tout simplement. Parce que les zones de dépassement sont très infimes, et en dehors de ça, à moins d’avoir des pneus complètement cramés, ce n’était pas facile, presque impossible, de dépasser, tout simplement. Et là, Norris, du coup, va se retrouver sur son deuxième relais, encore bloqué derrière Oscar Piastri, impossible de le dépasser, jusqu’à ce qu’Oscar Piastri demande à être pité, à rentrer au stand, évidemment, pour contrer Lewis Hamilton, qui est rentré au stand, ressortir devant lui, très important, parce que Lewis Hamilton, il avait quand même un bon rythme, et il représente, évidemment, un gros danger.

Seulement, voilà, il va se passer l’action du week-end, à ce moment-là, Oscar Piastri, qui, logiquement, s’y ressort en premier, avec des pneus neufs, m’a, à minima, tourné dans le même rythme que Norris, voire un peu mieux, et là, il se retrouve coincé derrière un peloton de retardataires, et Carlos Sainz, qui lui fait perdre un temps fou, et Carlos Sainz, qui ne le voit pas, l’embarque à l’extérieur, lui donne à moitié un coup de roue, et va lui faire perdre environ, allez, une seconde, deux secondes, peut-être, sur l’ensemble du tour, et évidemment, ces deux secondes, elles vont être préjudiciables, parce que Norris, il va rentrer au stand, dans la foulée, on va le faire rentrer, il va ressortir devant Piastri, et là, ça sera terminado.

En même temps, ça récompense, quand même, l’homme, avec le plus de rythme ce week-end, c’est-à-dire Norris, parce qu’une fois qu’il est passé devant Piastri, on va voir la différence, et là, il va lui coller, pas loin de une seconde au tour, mais c’est dire, s’il avait déjà, en fait, cette vitesse largement supérieure à Piastri, depuis le début du Grand Prix, simplement, il n’a pas pu l’exploiter, et c’est dire à quel point, malheureusement, là, en l’état, au Grand Prix de Hongrie, c’était quasi impossible de dépasser, quand on a une seconde plus rapide que le pilote devant, et qu’on n’arrive pas à le déplacer.

Le peu de circuits où on arrive sur cette typologie, c’est peut-être Singapour, Monaco, bref, des circuits très étroits, et oui, c’était un peu triste en termes de dépassement, c’est ce qui a un peu tué le game, ce week-end. Norris s’est donc envolé, et il nous a montré, il a solidifié le fait que les petites améliorations de McLaren, lui, s’y est à merveille, et il a littéralement écrasé ce week-end de course.

Si on part des essais libres, aux qualifications, aux courses, la patte de l’artiste, la patte du champion du monde, il y en a un, rappelons-nous, c’est lui, le champion du monde sortant, quand même, Lando Norris, qui vient signer sa première victoire de la saison. Manque de bol pour McLaren, qui se serait assuré de le doubler, Piastri va avoir une casse mécanique, et va donc devoir abandonner, ce qui est très dommage, évidemment, c’est encore des problèmes de fiabilité chez McLaren, mais le package upgrade qui est arrivé montre que la McLaren a encore passé un cap, et on l’a dit, ces dernières années, depuis la fameuse remontada où ils ont apporté des pièces, chez McLaren, chaque fois qu’on avait des évolutions, elles étaient payantes, elles étaient réfléchies, et elles apportaient un gain de performance significatif, et là, ça a encore été le cas.

Lando Norris, donc, qui sauve cette première victoire de la saison méritée, on le dit, il revient dans le peloton, il reste assez loin, quand même, des hommes de tête au championnat du monde pilote, mais McLaren se montre, montre les crocs, et évidemment, c’est pour notre plus grand plaisir.

Mercedes en difficulté : l’histoire sans fin pour Russell

Revenons maintenant sur les autres puisque on a parlé de Norris. Max Verstappen, alors qu’on le voyait un peu en mauvaise posture depuis quelques Grands Prix, commence petit à petit à redresser la barre. Et là, en Hongrie, il a fait un très bon Grand Prix, donc une troisième place. Il n’était pas en mesure de rivaliser avec McLaren, mais il a fait ce qu’il pouvait avec sa Red Bull, qui, euh, est un peu en progression, on l’a dit.

D’ailleurs, d’ailleurs, on verra bien en Belgique si cette progression continue de s’accélérer, parce qu’on a toujours ces évolutions qui arrivent, et Red Bull avait aussi prévu quelque chose. Mais la Red Bull n’était clairement pas au niveau de McLaren cette année. Elle était légèrement au-dessus de la Ferrari, je pense, mais pas beaucoup. Et Max Verstappen a fait le maximum avec sa voiture.

Ferrari, qui, franchement, était pas terrible en Hongrie. Charles Leclerc en Belgique avait fait une bonne course. Ici en Hongrie, déjà en qualification, il s’était fait assez largement lâcher en qualified, notamment par Norris et Piastri, qui avaient un gros avantage. Mais Lewis Hamilton, qui était chez les Ferrari, lui aussi, s’était fait assez largement devancer. Et là, Lewis Hamilton, il aura pris une pénalité au départ parce qu’il avait un problème de boîte de vitesse au démarrage, donc un départ raté, qui lui a coûté une pénalité de 5 secondes, et voilà, on a encore un schéma qui se reproduit chez Lewis Hamilton.

Alors, c’est qu’en Belgique, déjà, Lewis Hamilton, on le sentait un peu comme étant la septième place, plutôt en retrait par rapport à ses attentes. Et ici en Hongrie, de nouveau, Lewis Hamilton un peu en retrait. On va dire qu’il n’a pas eu les meilleures conditions. Il y a eu cette pénalité qui lui a coûté cher. Mais globalement, Lewis Hamilton, depuis le Canada, a eu pas mal de déboires, et c’est là où on se pose des questions. Est-ce que Lewis Hamilton, il a trouvé sa vitesse de croisière, ou est-ce que la Ferrari n’arrive pas, en ce moment, à suivre le rythme?

Parce qu’on l’a vu en Belgique, certaines phases du week-end, Lewis montrait une belle performance. Et ici en Hongrie, on n’a pas eu cette chance de voir vraiment Lewis dans le game, parce que les qualifications, Ferrari n’était clairement pas au-dessus de la mêlée. Et en course, la pénalité lui a coûté cher. Donc, c’est un peu difficile de jauger réellement la performance de Lewis Hamilton en ce moment.

Et puis, George Russell, qui, franchement, continue son éternel calvaire. George Russell, on avait espéré qu’avec ce résultat à Silverstone, en gagnant le Grand Prix, qu’il amorce un tournant et que son week-end à Silverstone soit un point de départ, un revival pour George Russell. Mais non, il n’en a rien été. George Russell continue à être à la traîne, continue à être loin, continue à être en difficulté. Et là, en Hongrie, il a été cinquième, il a terminé cinquième, on va dire qu’il s’en sort un peu mieux, parce qu’il y a eu une casse chez Piastri, mais qu’en serait-il si tous les pilotes avaient terminé? On aurait probablement eu George Russell sixième, septième, en retrait.

Et là, on ne peut vraiment plus douter à ce stade. C’est clair, George Russell, il est en difficulté contre Kimi Antonelli. Et il y a un vrai écart qui s’installe, peu importe à quel point on essaie de le nier, il y a un écart. Et ce qui est très étonnant, c’est qu’en début de saison, on se disait que George Russell aurait peut-être l’avantage au fil de l’année, au fil de la saison, une fois qu’il serait habitué à la voiture, que peut-être finalement il redresserait la barre. Mais non, il ne redresse pas la barre. Et à chaque week-end, les écarts, ils se creusent un petit peu plus.

Donc c’est très inquiétant pour George Russell. Et la Mercedes aussi, en ce moment, souffre un petit peu, parce que la Mercedes, elle était la référence avant. Et là, on a vu McLaren exploser, Ferrari qui revient petit à petit. Et du coup, Mercedes, elle est un peu en difficulté. Donc, c’est un moment un peu charnière pour Mercedes aussi.

Et puis, la Ferrari, elle a pas fait un bon week-end. Charles Leclerc, quatrième, mais franchement, Charles Leclerc semblait perte, un peu absent, un peu absent en Hongrie. Et Lewis Hamilton lui aussi, comme je le disais, un peu en retrait. Donc, pour la Ferrari, c’est un week-end à oublier. On revient Belgique une semaine plus tard, avec évidemment des attentes qui sont un peu réinitialisées parce qu’on l’a dit, c’était un peu un passage de tempête. Et on va vérifier à Belgique si effectivement ça va mieux pour Ferrari.

Dernier point avant de conclure, c’est Kimi Antonelli, qui, évidemment, a remporté la victoire en Belgique de cette manière intraitable. Et ici en Hongrie, il a pris la deuxième place. Il était pas invulnérable ce week-end, même s’il a quand même montré qu’il était solide au gré de la course. Mais évidemment, Lando Norris au-dessus ce week-end. Et du coup, avec 25 points, 18 points respectivement en Belgique et Hongrie, Kimi Antonelli augmente son avance au championnat. Il revient à 40 points d’avance sur George Russell, donc le double de ce qu’il avait après Silverstone, le double, donc l’avance commence à passer un cap niveau avantage pour Kimi Antonelli, et c’est là où les Mercedes, elles vont vraiment commencer à être un petit peu inquiètes.

Ferrari : Que d’erreurs !

On ne peut pas aborder ce week-end sans la désillusion Ferrari, qui aura, on peut le dire, un peu foiré son week-end, sur un circuit qui l’avantageait beaucoup, où elle avait un beau rythme montré pendant les essais. Alors, Lando Norris était là, quoi qu’il arrive, mais les Ferrari devaient en tout cas être présentes, devaient être les deux meilleures autres voitures, deuxième et troisième, potentiellement venir challenger Lando Norris. Ça n’a pas du tout été le cas, pour plusieurs raisons.

Et ça a été vraiment la Bérésina, Lewis Hamilton, qui encore une fois se trimballe le sac à patate de pénalité. Il n’y a pas un Grand Prix sur les trois derniers où il n’a pas écopé d’une pénalité qui lui a fait mal. Et là, c’est la foire aux pénalités qui évidemment le pénalise, et le rétrograde. Pourtant, c’est lui, c’est lui le meilleur chez Ferrari. Leclerc maintient le cap. Il n’est pas largué, mais il est en dessous.

Il est en dessous, clairement. Et Lewis Hamilton, qui encore ce week-end avait un rythme hyper intéressant, qui encore ce week-end est venu chercher une très bonne position sur la grille, puisqu’il s’est qualifié deuxième derrière Lando Norris, on l’a dit, intouchable en qualification, et puis en rythme de course, de toute façon. Mais néanmoins, Lewis Hamilton qui va encore écoper d’une pénalité bête, franchement, parce que sur le circuit du Hungaroring, il va venir bloquer Oscar Piastri sur le dernier relais en Q3. C’est quand même dommage de ne pas regarder dans ses rétros et de se louper comme ça et encourir bêtement d’une pénalité de trois places.

Et on l’a dit, ce circuit est punitif. Donc forcément, la position sur la grille de départ est essentielle. Donc au lieu de s’élancer deuxième, il s’élance cinquième. Et là, forcément, c’est la punition. Il va s’élancer, il va prendre un bon départ. Néanmoins, il va être quatrième, sauf qu’il se retrouve derrière Max Verstappen. Et alors là, on a résumé de toute façon tout son Grand Prix. C’est la boîte de Pandore Max Verstappen.

Il va rester bloqué derrière lui et impossible d’exploiter le rythme de la Ferrari, qui sera pourtant évidemment tout le long de ce Grand Prix largement supérieur à Max. Seulement, il n’y a pas d’ouverture à prendre. Max aurait été intraitable. Et la seule fois où Lewis arrive à prendre le dessus par la chance d’un arrêt qui a été anticipé par Ferrari, derrière, il se fait surprendre bêtement par Max Verstappen. Et puis Max Verstappen qui sort évidemment le dépassement de l’année, le redouble. Et derrière, c’est terminado pour Lewis.

Ça aura été un Grand Prix de frustration. Et pour finaliser, la petite touche finale quand même pour Lewis, qui s’est retrouvé bloqué derrière Max Verstappen, ne s’en sort pas. Il va devoir malheureusement écoper d’une pénalité de cinq secondes parce qu’il aura été trop vite dans les stands. Seul le pilote qui aurait été pénalisé pour ça. Donc encore une erreur pour Lewis Hamilton. Encore une pénalité et il va venir finir cinquième derrière Charles Leclerc.

Évidemment qu’il y a des regrets pour Lewis. Il ne peut y avoir que ça honnêtement. Lewis, il aurait dû se qualifier deuxième. Il aurait dû se battre pour la victoire avec Lando Norris. Il aurait dû être dans le top 3 minimum, c’est sûr. En plus avec le rythme qu’il avait, c’est sûr qu’il bataillait au moins pour les premières positions. Mais voilà, un échec pour lui. Et là, c’est un ensemble d’erreurs quand même personnelles plus que d’équipes pour Lewis.

Ça fait quand même pas mal d’erreurs qu’il fait lui plutôt que l’équipe. Après, l’écurie va choisir aussi de le rentrer trop tôt pour couvrir en fait Max Verstappen. Est-ce qu’il n’y avait pas matière justement à le laisser plus longtemps en piste pour qu’il ait un peu la vue dégagée, notamment sur le second relais, pour qu’il puisse un petit peu exploiter son rythme de course avancé, éviter de le relâcher aussi dans les retardataires. C’est là où Ferrari aura un peu failli ce week-end sur le rythme des arrêts.

On peut laisser filer en fait un Max Verstappen à la limite et mettre des pneus plus frais, peut-être s’orienter sur une stratégie à moins d’arrêts que les doubles arrêts au stand. Et puis surtout le mauvais calcul de Ferrari sur l’interprétation des pneus, en tout cas sur la performance des pneus. Parce que quand on voit Max Verstappen qui ressort en pneus tendres, il lui reste 25 tours à faire et que derrière il n’a aucun problème pneumatique, aucune dégradation sur ses pneus et il va jusqu’au bout.

Comment ça se fait que la Scuderia a aussi mal compris, mal analysé en fait la performance qu’elle pouvait tirer dans les pneus? Comment ça se fait que du coup le dernier relais s’est fait tenir en pneu dur pour Lewis Hamilton et qu’il n’est plus du tout en capacité d’aller chercher Max Verstappen? C’est quand même dommage. Il y a eu pas mal de choses qui ont été ratées, principalement du côté de Lewis Hamilton, mais aussi du côté de l’équipe. Du côté de Charles, c’est pareil, mais là ça va se résumer à un move principalement.

Charles un peu moins rapide que Lewis Hamilton, il va bénéficier de la pénalité de Lewis Hamilton pour se hisser à la deuxième place. Il fait quand même le taf, il a quand même un bon rythme et puis là il rate son départ malheureusement. Il se retrouve embourbé, Oscar Piastri le dépasse et là il se retrouve en sandwich derrière Verstappen et Hamilton.

Il ne va pas plus loin, il ne cherche pas la bataille, il ne cherche pas l’accrochage, il lâche, il se retrouve en cinquième place. Et là forcément, on l’a dit, le rythme est dicté par ceux de devant. Il va être embourbé à cette cinquième place, il va faire différents arrêts. Le rythme va être très bon jusqu’à ce troisième arrêt où le rythme va être plutôt mauvais d’un coup, où il va perdre du terrain sur toutes les voitures devant en rythme 3, 4, 5, 10e moins rapide.

Et puis il va changer de pneus, puis le dernier relais va être super. Et lui-même va le dire, c’est ce qui est assez incompréhensible avec ces voitures, c’est qu’on n’est pas en maîtrise complète de la compréhension de ces voitures actuelles. Donc sur trois séries de run, deux qui seront de très bonne qualité, un très mauvais, difficilement compréhensible. Encore une fois, Charles aura été légèrement en retrait par rapport à Lewis Hamilton, heureusement pas trop, ce qui lui permet finalement de finir à cette quatrième place au gré des pénalités de son coéquipier.

Mais on attend encore de Charles qui maximise, qui level up un petit peu, qui maintienne un peu le cap parce que Lewis actuellement a monté un petit peu notre standard dans la globalité. De toute façon, la Scuderia Ferrari aura raté ce week-end, il faut être honnête. Elle aurait dû faire mieux. C’était un week-end où elle aurait dû être classée première ou deuxième, ou deuxième et troisième, ou première et troisième.

En tout cas, ces deux pilotes auraient dû terminer par rapport à leur rythme dans le top 3 et ça n’a pas été le cas. Forcément, c’est pénalisant pour le championnat constructeur, même si de précieux points sont ramenés, puisqu’ils en ramènent 22 avec la quatrième et la cinquième place au championnat pilote, où Kimi Antonelli creuse un tout petit peu encore l’écart face à Lewis Hamilton.

Aston Martin : des évolutions validées

Alors, à quoi s’attendre, quel bilan tiré, tout ça, tout ça, et tout de suite, qu’est-ce qui arrive, qu’est-ce qui se pointe, quels sont les changements? Alors, il y a quand même une news qui est importante, c’est que le Grand Prix de Bahreïn, qui avait donc été annulé, est remplacé par le Grand Prix de Bahreïn, tenez-vous bien, à Sepang, en Malaisie. Bon, c’est un peu what the fuck, en fait c’est un peu ridicule, honnêtement, juste sur le principe.

Alors, moi, il faut être très, très, très heureux, déjà, du retour du circuit de Sepang, en Malaisie, au calendrier, parce que c’est un circuit extraordinaire, et vous allez le voir, il est fantastique ce circuit. En plus, il y a des conditions météorologiques qui sont très aléatoires, donc il peut y avoir des trombes, le taux d’humidité est assez élevé, on est en Malaisie, et voilà, il peut tout se passer sur ce circuit qui est très intéressant, et on va avoir des réglages, des possibilités de dépassement, c’est un circuit qui est vraiment passionnant. On est ravis, ravis, ravis de le revoir au calendrier.

En revanche, ce qui est un peu ridicule, c’est de l’appeler le Grand Prix de Bahreïn, OK, il est sponsorisé, organisé par Bahreïn, en Malaisie, mais bon, c’est un peu what the fuck, quoi, en fait, ce qui compte, c’est quand même l’endroit où va se passer le Grand Prix, c’est le Grand Prix de Malaisie, point, sponsorisé par Bahreïn, et sur un circuit de Sepang qui se trouve en Malaisie.

Bon, en tout cas, voilà, donc ça, c’est un changement au calendrier qui est quand même important, qui a lieu en octobre, je crois, et on est ravis de ça, pour le coup, si on nous rajoute ou remplace des circuits, c’est pour mettre des très beaux circuits comme celui-là, il n’y a aucun problème, les gars, on vous accueille, les bras ouverts sur ce genre de démarches.

Bon, autre nouvelle aussi, évidemment, ça va être le bilan des évolutions qui ont été présentées en Hongrie, et oui, qu’est-ce qu’on a vu, quand même, qu’est-ce qu’on a jeté, il y a une écurie qui est venue avec son package, et on n’attendait que ça, Aston Martin, ça y est, Aston Martin est venu avec ses mises à jour, on rappelle qu’Aston Martin, quand même, c’est un budget démentiel, un investissement dans son infrastructure, son recrutement avec Adrien Newey, considérable, et c’est un début de saison catastrophique, il n’y a pas d’autre mot, c’est vraiment la cata, mais totale, la perdition.

De toute façon, il y a deux écuries qui sont dans la cata actuellement, mais eux, ils ont mis le niveau, la barre tellement haute qu’ils sont imprenables, c’est eux et Williams, où c’est vraiment très mauvais, et là, Aston Martin qui est arrivé avec son premier package d’évolution, ils n’ont rien apporté depuis le début de saison, tellement c’était de la merde leur voiture, alors ils l’ont dit, Aston Martin cumulait trois mois de retard, bon, il y avait un peu plus, finalement, mais en revanche, ils sont arrivés avec ce package d’évolution, et le but, c’était vraiment de passer un cap, il fallait au moins qu’il y ait une seconde de retrouvée.

Et ça y est, l’Aston Martin a passé un cap, tenez-vous bien, Fernando Alonso s’est qualifié, qui était en Q2, puisque en Q2, c’est les 16 premiers qui participent, c’est la première fois depuis le début de saison qu’une Aston Martin va en Q2, alors ça peut paraître anecdotique, mais quand même, il est arrivé en Q2, alors Lance Stroll, lui, a eu une défaillance, du coup, il n’a pas pu bien se qualifier sur la grille de départ, mais déjà, c’était un signe, quand même, un bon signe.

Et derrière, eh bien, écoutez, Aston Martin va finir à la 13e et 14e place de ce Grand Prix de Hongrie, un vrai bonheur de voir, quand même, l’Aston Martin s’extirper du fond de grille, le contrat est rempli pour eux, je pense qu’ils partent de Hongrie, ils partent en vacances, gonflés à bloc, ça y est, ils ont dépassé ce cap, et alors, je dirais que ce qui gonfle un peu plus le moral, parce que oui, on se dit super, bon, ils ont quitté le fond de peloton, ils ne sont plus avec Cadillac, ils sont au milieu de peloton.

Mais ils se situent où? Eh bien, ce qui est intéressant, justement, c’est que sur les relevés télémétriques, par rapport au rythme de course et autres, ils sont au niveau d’Alpine, et Alpine, c’est quand même assez sérieux, ça, c’est dans les rétroviseurs de Racing Bull, alors, c’est vrai qu’actuellement, Racing Bull et Audi ont fait un léger pas en avant, mais si Aston Martin est déjà, en termes de rythme de performance, en tout cas, c’était le cas en Hongrie d’Alpine, ça veut dire qu’ils sont dans les rétros des meilleurs top teams, des meilleurs teams, par exemple, du milieu de plateau, qui sont Racing Bull et Audi, c’est-à-dire qu’ils sont dans leurs rétroviseurs, et ça, c’est déjà un bon cap de passé.

On rappelle que, bon, pour sauver la saison, pour moi, il faut absolument qu’Aston Martin termine sa saison en étant la meilleure des teams. Ça, pour moi, ça veut dire qu’Aston Martin arrive à sauver sa saison, et a dit, bon, j’ai eu du retard, mais tout ce que j’ai amené va me permettre de construire la saison prochaine. Si ce n’est pas le cas, même si c’est un milieu, c’est une catastrophe.

Déjà, en termes de rythme et tout, c’est déjà, de toute façon, en termes de performance depuis le début de l’année, c’est une catastrophe. Et puis surtout, la petite lumière au bout du tunnel, il y a deux Aston Martin qui ont franchi la ligne, donc il y a deux voitures qui sont allées au bout de course en passant la ligne 13e et 14e. Et ça, c’est hyper important quand même pour le moral, pour tout le monde.

A faire, à suivre, c’est quand même la news qu’on peut tirer de ce Grand Prix de Hongrie. Alors maintenant, où est-ce qu’on se dirige? Eh bien, on se dirige vers le circuit de Zandvoort. Zandvoort, c’est où? C’est aux Pays-Bas! Donc, on va dans le fief de Max Verstappen à Zandvoort.

Alors, je ne suis pas sûr pour autant que la Red Bull soit intraitable sur ce circuit. En revanche, forcément, on va avoir un œil très important sur la McLaren, puisque la McLaren est sur un circuit de Hongrie assez sinueux, avec des courbes très lentes à montrer de belles choses. Sur un circuit à moyenne vitesse comme Zandvoort, on va surtout quand même regarder avec le banking et autres, des Ferrari qui devraient être quand même extrêmement performantes.

Et évidemment, à surveiller l’élément clé pour Mercedes, en tout cas du côté de l’écurie Mercedes, ça va être est-ce que George Russell va trouver la clé pour débloquer ses performances et jeter sa mauvaise fortune et revenir dans une seconde partie de saison en forme. On rappelle qu’il y a une soixantaine de points d’écart, je n’ai plus le compte exact devant les yeux, mais ça doit être 58 je crois, d’écart avec son coéquipier. Le retard est tout à fait faisable, tout à fait rattrapable.

Néanmoins, il faut vraiment trouver la clé de performance pour George Russell et puis à surveiller Kimi Antonelli. Va-t-il faire une deuxième partie de saison aussi intraitable que la première, qui aura été tout simplement splendide pour l’Italien, qui aura mérité l’avance qu’il a actuellement. Surtout que si on regarde finalement la conjoncture actuelle de ses ennemis, on va dire, il s’alterne.

Il y a une alternance en fait des points grappillés à droite à gauche et ça, ce qu’il y a de mieux pour lui évidemment quand il a ce matelas-là, c’est que la concurrence alterne dans la victoire. Et forcément, pour grappiller des points, comme ils se chipent des points entre eux, ils ont plus de mal à faire le retard global sur Kimi Antonelli au championnat pilote. Affaire à suivre donc, après cette pause estivale bien méritée, partez en vacances sereins, profitez.

On se retrouve donc à Zandvoort pour la reprise de la saison avec, on l’a dit, les points clés qu’on a abordés à cette année. Enfin bon, bien sûr!

El mago

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